Ibid., id., p
Page 46. — 1. Les statues de pierre de Lerambert et de Buyster, longtemps placées autour du bassin d’Apollon, se reconnaissent dans les n°* 1661-1665 et 1695-1697 de la Chalcographie du Louvre.
Page 47. — 1. Comptes, t. I, 79, 80, 133, 134. 4 décembre 1665 : « A Laurent Magnière, sculpteur, pour son paiement de quatre vases, qu’il fait en cire pour servir de modèle à ceux faits de bronze à Versailles, 400 livres. » (Paiements analogues pour deux vases à Tubi, pour quatre à Le Gendre.) 12 juin, 10 décembre : « A Denis Prévost et François Picart, fondeurs, à-compte des vases de bronze qu’ils fondent pour Versailles, 3 100 livres. » (Paiements aux mêmes de 3 000 livres en 1666 et de 1500 livres en 1667.) 1er septembre, 31 décembre : «A Ambroise Duval, à-compte des vases de bronze qu’il fond pour Versailles, 2 300 livres. » 28 mai 1666 : « A Anguier, pour le dessin et modèle en cire qu’il fait de deux grands vases de bronze qu’il fait pour Versailles, 500 livres. » LePautre a gravé en 1672 un vase de bronze de 2 pieds 6 pouces, des jardins de Versailles, « par François Anguier, de la ville d’Eu ».
2. Comptes, t. I, 77. Ce Pierre de La Haye est payé 190 livres sur le chapitre Couverture et plomberie. Cette confusion singulière des ouvrages d’art et des tuyaux se retrouve en 1666, où on donne 300 livres « à Louis Mazeline, maitre plombier, pour son paiement d’un dauphin de bi’onze [sic) pour mettre à une des fontaines de Versailles ». Une observation analogue peut être faite sur d’autres chapitres de la comptabilité des Bâtiments, où longtemps Peinture et dorure , Sculpture et marbrerie marchent ensemble.
Page 49. — 1. Le 30 janvier 1664, le Roi se rend à Versailles avec la Reine et la Reine mère, le duc d’Orléans, le duc d’Enghien, la comtesse de Soissons et d’autres dames de la Cour. «Cette belle compagnie fut traitée par le Roi à dîner, et les Reines s’y étant agréablement diverties à visiter les riches appartements de cette superbe maison », etc. ( Gazette , 1664, p. 120). Il y a encore, avant le grand séjour de mai, promenade le 17 février, chasse le 17 mars, dîner le 24 mars ( Gazette , p. 192, 279, 303). Du 12 au 25 octobre, il y a un nouveau séjour de la Cour, avec le divertissement de la chasse ( Gazette , p. 1036, 1060). On trouvera des indications nombreuses réunies par
Soulié dans l’abrégé chronologique qui ouvre le premier volume de la Notice du Musée national de Versailles. Elles ont été recueillies avec un grand soin ; mais il serait fastidieux de relever toutes les erreurs accréditées depuis par Dussieux sur les fêtes aussi bien que sur les travaux. Il rapporte, par exemple, à 1665, le récit de la fête de février 1667 ; il ignore que les cinq gravures de Le Pautre représentent la fête de 1668 ; il fait tirer le feu d’artifice de l’Allée Royale, en 1668, du côté du grand étang, plus tard pièce d’eau des Suisses; il ne sait pas où a été représentée la Princesse d’Élide , etc.
2. Ces détails sont extraits de la relation dite les Plaisirs de Vlsle enchantée et annexée aux œuvres de Molière. Les murailles du Parc étaient gardées par des soldats, et la sévérité des consignes d’entrée était telle, pendant les fêtes, que Loret déclare être resté à la porte du Château avec plus de trois mille curieux comme lui. Son récit n’est, par suite, que de seconde main et sans intérêt. [La Muze historique, t. IV, p. 196.)
3. Cette fête a été relatée cinq fois, à ma connaissance, dont deux fois sous forme officielle : Dans un numéro de l’extraordinaire de la Gazette, n° 60, daté du 21 mai 1664 et intitulé les Particularités des divertissements pris à Versailles par Leurs Majestés ; dans le recueil qui constitue l’édition originale de la Princesse d’Élide et qui a pour titre les Plaisirs de Vlsle enchantée. Course de bague , Collation ornée de machines , Comédie de Molière de la Princesse d'Êlide , meslée de Danse et de Musique, Ballet du Palais d’Alcine, Feu d' Artifice et autres Pestes galantes et magnifiques faites par le Roy à Versailles, le 7 mai 166b, et continuées plusieurs autres jours. A Paris, chez R. Ballard... MDCLXIV ; un vol. in-folio (réimprimé in-12, en 1665; in-folio, en 1673, à l’Imprimerie royale, avec les neuf planches d’Israël Silvestre; et enfin in-12, en 1880, formant un volume de la réimpression des éditions originales de Molière). Une relation plus familière est celle de Marigny, dont l’achevé d’imprimer est du 17 juin 1664, et qui a été réimprimée dans les Œuvres en vers et en prose de M. de Marigny. Paris, 1674. Ces deux dernières sont reproduites dans le Molière des Grands Écrivains, t. IV, p. 107 et 251, ainsi que le livret de la fête. Enfin, un beau manuscrit de parchemin, relié aux armes et au chiffre de Louis XIV, à qui il a certainement appartenu, est à la Bibliothèque nationale, Fonds fr. 783b. La dédicace est signée de Bizincourt. Les vers adressés aux Reines sont reproduits; il y a neuf grands dessins en couleur ou au lavis, relatifs à la première et à la troisième journée, et chaque page contenant les devises des chevaliers ayant pris part à la fête est ornée d’ornements allégoriques et d’écussons peints. On trouve ici, p. 50, le dessin du fol. 14 représentant le défilé avant la course de bagues.
4. Les Œuvres de M. de Marigny, p. 41. La relation officielle parle aussi d’un rond, « où quatre grandes allées aboutissent entre de hautes palissades [ charmilles ] ». Le rond de verdure qui servit de théâtre le lendemain n’avait pas besoin d’être aussi vaste que celui de la course.
Page 50. — 1. Ce morceau est encore du style du sieur de Marigny. La suite de Silvestre reproduit quatre fois, à des moments différents, le décor qui y est décrit.
NOTES
Page 51. — 1. Les Plaisirs de l'Isle enchantée , p. 9 et 21.