‹ La création de VersaillesChapitre 75 sur 118 · La Promenade, p · texte numérisé non relu

La Promenade, p

Page 82. — 1. 11 y a, par exemple, une description en vers de la Grotte, celle du fontainier C. Denis, dans son petit ouvrage resté manuscrit auquel je fais de nombreux emprunts : Explication de toutes les grottes, rochers et fontaines du Château royal de Versailles , Maison du Soleil et de la Ménagerie, en vers héroïques ( Bibliothèque nationale, Manuscrits, Fonds fr. 23i8). Quelques vers descriptifs de La Fontaine, qu’on jugerait un peu lourds, ne sont rien auprès de l’indigeste morceau, où Denis célèbre, pour leurs ouvrages de la Grotte,

Girardon, Renaudin et Guérin, tous illustres,

Dont les noms régneront dans la suite des lustres.

2. Ces portes furent payées 4 523 livres au serrurier Mathurin Le Breton. On les ferma, l’hiver, avec des nattes, à partir de 1668. (Comptes, t. I, 194, 196.)

3. Ce sont les amours jouant avec des dauphins, dans les médaillons ronds de la façade, et accompagnant le Soleil fatigué qui se couche dans la mer.

NOTES

Page 84. — 1. La Fontaine, t. VIII, p. 31-34. •

2. Félibien dit que le corps de ce vieillard représentant un fleuve était tout en coquillages, comme les tritons et les sirènes, et que son aviron était de nacre. Mademoiselle de Scudéry développe l’indication de La Fontaine sur la grande nappe d’eau qui sort de l’urne et « occupe toute la largeur de la Grotte ». Cette nappe tient d’abord la place des figures de marbre et plus tard leur sert de fond, « semblable à un voile de gaze d’argent qui couvre le rocher » (Félibien).

3. La légende de l’estampe, gravée par Édelinck en 1678 d’après un dessin de Pierre Monier porte : « Le Soleil après avoir achevé son cours, descend chez Téthys, où six nymphes sont occupées à le servir et à lui offrir toutes sortes de rafraîchissements. » Telle est la désignation contemporaine du chef-d’œuvre de Girardon et Regnaudin.

Page 85. — 1. Ce passage est expliqué par Félibien, cité dans la note 3 de la p. 69. Les trois derniers vers ont déjà servi au poète à décrire, dans le Songe de Vaux , la grotte du parc de Fouquet (t. VIII, p. 294).

Page 1