‹ La création de VersaillesChapitre 77 sur 118 · La Promenade , p · texte numérisé non relu

La Promenade , p

Page 90. — 1. Voir les rapports à Colbert et les Comptes pour 1667 et 1668. Dès 1666, on avait déplacé l’ancien cimetière voisin de la vieille église Saint-Julien ; Petit écrivait, le 9 décembre : « L’on travaille à transporter les terres de l’ancien cimetière dans le nouveau, suivant le marché qu’en a fait M. Perrault. » [Mél. Colbert , vol. 142 bis, fol. 555).

2. Comptes, t. I, 508, 608, 677, 701. Les pièces pour l’histoire des divers bâtiments royaux composant ce qu’on appelait les « Dehors de Versailles » sont aux Archives nationales, O1 1839-1851. La correspondance générale des

« Dehors », au dix-septième et au dix-huitième siècle, occupe onze cartons, O' 1828-1838.

3. Gazette , 1672, p. 21. Ce premier couvent de Récollets était sur l’emplacement de la Petite Place d’aujourd’hui. On verra qu’il fut déplacé en 1684. La plaque de cuivre gravé, qui marqua la pose de la première pierre par le Roi, est conservée aujourd’hui dans les collections du Musée.

4. C’est toute la partie nord de l’ancienne ville, limitée alors par l’étang de Clagny.

5. C’étaient les logements marqués par les fourriers du Roi partout où se transportait la Cour.

6. La pièce est contresignée de Colbert. ( Lettres de Colbert , t. V, p. 529). Narbonne fait, en 1725, les observations suivantes : « Louis XIV distribua des terrains à tous ceux qui désiraient faire bâtir à Versailles ; et, afin d’engager un plus grand nombre de personnes à faire de ces constructions, il décida que les maisons de Versailles étaient exemptes d’hypothèques et ne pouvaient être vendues pour dettes contractées par leurs propriétaires, autres que celles pour fournitures de matériaux de ces mêmes maisons ou pour le salaire des ouvriers ou des entrepreneurs qui les avaient construites. Ces privilèges firent, en effet, former en peu de temps une ville considérable ; mais ils furent aussi la cause que la plupart des bourgeois, ne payant aucune de leurs dettes, quand il s’agissait de fournitures de pain, de vin, de viandes ou d’habits, on fut enfin obligé de les révoquer, le 6 mars 1713. » ( Journal cité, p. 132.) Les plus intéressants détails ont été réunis dans une importante étude de M. Paul Fromageot, les Propriétaires versaillais au temps de Louis XIV, parus dans la Revue de l’histoire de Versailles, t. II, 1900, p. 18-38.

7. Le garde du Trésor royal délivre au trésorier général des Bâtiments du Roi, le 16 août 1673, les cinq sixièmes de la somme de 142 600 livres, « à laquelle se trouve monter l’état de liquidation, prisée et estimation faite des maisons et héritages que le Roi veut acquérir dans l’ancien village de Versailles, arrêté au Conseil royal le douzième du présent mois, et l’autre sixième ayant été délaissé pour les matériaux et démolitions desdiles maisons que S. M. a abandonnées auxdils propriétaires, suivant l’arrêt rendu au Conseil le même jour ». (Comptes, t. I, 679). Ce que devient ce quartier et le tracé qui se fait de toute la nouvelle ville, on le voit avec le plus grand détail dans les plans manuscrits du Cabinet des Estampes (Topographie, grand in-folio, Versailles, et V 361) et dans le beau plan anonyme de la Chalcographie n° 3316. Ce Plan de Versailles en l'état présent, dressé avec tant de soin maison par maison, se retrouve manuscrit dans le volume grand in-folio du Cabinet des Estampes; on y rencontre la date (vers 1698) ainsi que le nom de l’auteur : « Cassan, maître de mathématiques chez Messeigneurs le duc du Maine et le comte de Toulouse. »

8. Voir le premier tome des Comptes, notamment aux col. 676, 739, 810. Sur la manière de construire à Versailles et les usages imposés sous Louis XIV, on consultera utilement le petit guide de Jacob, le Cicerone de Versailles, Versailles, 1804, p. 18-19. Cet ouvrage, très inexact pour l’époque Louis XIII (le nom de la rue Duplessis est expliqué par celui de Richelieu ! ), fournit sur les époques suivantes des renseignements qu’on ne trou-

NOTES

verait point ailleurs. — Je suis obligé d’abandonner ici l’histoire de la ville, qui demanderait à être l’objet d’un travail spécial, dont l 'Histoire des rues de Versailles , par J. -A. Le Roi, 2" édition, Versailles, 1868, n’a réuni qu’un petit nombre d’éléments. M. Auguste Jehan a déjà enrichi le sujet dans la Ville de Versailles, son histoire , ses monuments, Versailles, 1900 ; esquisse d’un ouvrage plus important. Les Comptes des Bâtiments et surtout les cartons des Archives nationales spéciaux à la ville (O1 1852- 1868), sans parler des sources locales, permettront un jour d’en écrire la complète histoire.

Page 92. — 1. Ce passage et ceux qui suivent sont empruntés aux points essentiels d’une minute de Colbert, écrite de sa fine écriture rapide et qui est exposée dans les vitrines du Musée des Archives nationales (K 899, pièce 10). Je crois cette pièce de 1668 ou du commencement de 1669, et il n’est pas surprenant que la transformation si complète des lieux y mette pour nous quelques obscurités. Elle a été éditée très correctement par P. Clément, t. V, p. 266-268. L’original porte les mots « parterre en amphithéâtre» en surcharge sur «parterre en fer-à-cheval».

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