‹ La création de VersaillesChapitre 91 sur 118 · Mémoires inédits , t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires inédits , t. I, p

4. 23 juillet 1681 : « A Houzeau et Mazeline, parfait paiement de 795 livres pour ouvrages à la fontaine du Gouffre. «(Comptes, t. I, 1283.) Cette fontaine, qui était la trente-huitième et dernière du Labyrinthe, et que mentionne sous ce nom Félibien, est ainsi décrite dans la longue description du Labyrinthe par Denis (ff. 20-39) :

On voit ensuite un gouffre, où mon esprit se joue.

Et quatre canes là marchent sur une roue,

Et lui font en tournant jeter quantité d’eau Sous un dôme agréable et fait par Colineau.

5. Le Bosquet de la Reine a pris, sous Louis XVI, la place du Labyrinthe détruit. On trouve, dans le carton O1 1792 des Archives nationales, un tracé de la canalisation des fontaines et un « plan du nouveau bosquet de la Reine à la place de l’ancien Labyrinthe ». Les objets d’art provenant des démolitions paraissent n’avoir été l’objet d’aucun soin. Soulié a donné la liste suivante des morceaux recueillis en magasin, et a sauvé les derniers fragments de cette intéressante sculpture. On y trouve deux vasques en forme de coquille, l’une supportée par des singes, l’autre avec le renard et les raisins, deux paons faisant la roue, un dindon faisant la roue et quelques morceaux d’importance diverse (coq, loups, renards, singes sur des boucs, cigognes). Tous ces morceaux devront être un jour présentés à l’étude.

Page 145. — 1. Ces deux figures se voient sur le tableau de Cotelle, n° 730 du Musée de Versailles (le n°731 représente une fontaine avec le groupe : le Renard et la Grue), h’ Ésope avait été payé 900 livres à Le Gros. (Comptes, t. I, 761.)

2. La mise en place du groupe de Tubi est de 1671 (voir p. 73 et les notes) ; celle des marbres de la Grotte

est ainsi fixéè dans la lettre du Mercure galant , du 2 avril 1672, citée en partie p. 122 : « On a depuis peu embelli la Grotte de plusieurs figures incomparables ; on y a mis un grand Soleil environné de plusieurs nymphes qui le couronnent et lui lavent les pieds et les mains. Ce merveilleux ouvrage, et le plus grand qui ait encore été fait, est de Messieurs Girardon et Regnaudin... »

Page 146. — 1. « L'on travaille au modèle des quatre fontaines nouvelles. » — « J’ai fait poser au bassin de la Cérès la douve de pierre qui était au bassin du grand parterre, après l’avoir fait retailler. » (Colbert au Roi, 4 mai et 17 juillet 1672. Lettres de Colbert , t. V, p. 326, 331.)

2. Comptes, t. I, 808. Lettres de Colbert , t. V, p. 370. On trouve 12 000 livres à la recette des Bâtiments en 1672 et 20000 livres en 1673, « pour faire les ornements des fontaines des Quatre Saisons » ; en 1674, 8 000 livres sont prévues « pour achever les fontaines de Cérès et de Flore »; en 1675, 15 000 livres « pour achever les ornements de la fontaine de Cérès, de celles de Flore et de Bacchus ». Dans l’hiver de 1676, le tapissier Montigny fournit « trois grands pavillons pour couvrir les fontaines de Flore, de Bacchus et de Cérès ». Saturne n’est donc point encore en place (t. I, 591, 677, 738, 811, 912). — Le premier acompte à Regnaudin pour Cérès est du 18 août 1672 (premier acompte pour la dorure, 30 décembre 1673); à Tubi, pour Flore, du 19 novembre 1672 (dorure, 29 septembre 1675) ; aux Marsy, pour Bacchus, du 5 juin 1673 (dorure, 24 mai 1675) ; à Girardon, pour Saturne, du 4 avril 1675 (dorure, 5 juin 1677). Ces indications marquent très exactement la succession des travaux.

3. Voici seulement le renvoi aux parfaits paiements : Comptes, t. I, 1160 (Cérès), 1157 (Flore), 964 (Bacchus), 1100 (Saturne). La peinture des ornements de ces fontaines s’élève assez haut ; ceux de Bacchus, par exemple, sont payés à Bailly 5250 livres ( t. I, 900, 1063). Le même peintre reçoit, en 1678, des gages spéciaux de 700 livres « pour l’enlretènement des peintures et dorures des fontaines de Cérès, Flore, Bacchus et de celles du Labyrinthe «.Voici peut-être une indication pour l’époque de la disparition des ornements : on place en 1684 des cordons de marbre blanc veiné autour des bassins de Flore et de Saturne (t. II, 439, 443, 458).

4. 14 avril 1680 : « A Le Pautre, pour une planche représentant le bassin de Flore, 500 livres.» (Comptes, t. I, 1346.) Les indications se rapportant à des planches commandées par le Roi et représentant des détails de Versailles sont assez fréquentes dans les Comptes. Il est intéressant de les rapprocher des œuvres existantes des graveurs.

Page 148. — 1. Le texte des prévisions de travaux pour l’année 1672 est bien formel sur l’idée d’une pièce d’eau unique : « Pour la fouille, la maçonnerie, le conroi et le pavé du fond de la pièce d’eau en la place du parterre , 28000 livres. » (Comptes, t. I, 588.) On devra consulter, sur le Parterre d’eau, la très- intéressante monographie, dans laquelle M. André Pératé a apporté pour la première fois la rigueur d’une recherche méthodique sur le sujet. Des croquis empruntés aux principaux plans gravés accompagnent cette étude. ( Revue de l'histoire de Versailles , l. I,

NOTES

p. 15-35). J’ai été assez heureux pour ajouter quelque chose aux recherches de M. Pératé, particulièrement sur l’histoire des marbres célèbres commandés pour le Parterre.

2. Ce tableau, qui ne représente sans doute qu’un projet et où les détails d’architecture sont indiqués d’une façon assez sommaire, est le n° 727 du Musée de Versailles. Le bassin découpé qui s’y trouve est certainement assez étroit et n’occupe que le milieu de l’emplacement au devant du Château neuf. La forme et même les dimensions de ce bassin unique ne sont pas sans ana¬

logie avec celles de chacun des deux bassins actuellement existants. 11 y a au centre un groupe de métal doré, et chaque jet d’eau sort d’une conque élevée par une divinité marine de même métal.

3. Dans l’une de ces estampes de Pérelle, les sphinx de marbre sont absents, et aussi le groupe de la Sirène, dans le bassin de . ce nom, au nord du Château. Dans l’autre, les sphinx sont placés, mais sans les enfants et tournés vers le Château ; la légende porte : Vue et perspective du partaire (sic) d'eau.

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Page 150. — 1. Bibliothèque nationale, Fonds fr. 2348, fol. 7.

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