Les remerciements de Corneille au Roi pour les
NOTES
représentations de Versailles ont paru d'abord dans le Mercure galant de janvier 1677, p. 45. Ils sont dans l'édition Marty-Laveaux, t. X, p. 309 314. Le poète a nommé encore une fois Versailles, dans des vers plus anciens :
Moi, si je peins jamais Saint-Germain ou Versailles,
Les nymphes, malgré vous, danseront tout autour ;
Cent demi-dieux follets leur parleront d’amour;
Du satyre caché les brusques échappées
Dans les bras des Sylvains feront fuir les napées ;
Et si je fais ballet pour l’un de ces beaux lieux,
J y ferai, malgré vous, trépigner tous les Dieux.
Ces vers sont tirés d’une pièce intitulée Défense des fables dans la poésie, très librement imitée du latin de Santeul, imprimée en 1670. En ce passage, le poète latin parlait de la maison de campagne de Pierre de Bellièvre ; Corneille y a délibérément substitué les châteaux royaux (T. X, p. 240).
Page 159. — 1. Mercure galant , mai 1681, p. 305.
2. Mercure galant , mai 1680, p. 10 : « Sonnet de M. l’abbé Cotherel sur Versailles. »
Page 160. — 1. Mercure galant , octobre 1679, p. 328.
2. Mercure galant, septembre 1680, p. 21. L’auteur est un M. Genest, qui écrivait « dans le temps que Madame la duchesse de Nevers était en Italie avec Madame la duchesse Sforze, sa sœur ». Cette description de Tivoli est dédiée à Madame de Thiange, leur mère, « qui a donné à l’Italie ce qu’on y voit maintenant de plus beau ». Colbert écrivait à Errard, le 27 janvier 1679, que Le Nôtre allait partir « dans peu de jours, avec Madame la duchesse Sforze, pour aller à Rome » ( Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome, t. I, p. 76).
3. Explication historique de ce qu’il y a de plus remarquable dans la maison royale de Versailles et en celle de Monsieur à Saint-Cloud, par le sieur Combes. Paris, 1681. Ce petit livre, qui a 219 pages, dont 147 sur Versailles, est le premier en date des guides artistiques dans les deux châteaux. Le privilège est du 7 novembre 1680. De curieuses approbations des peintres et des sculpteurs le précèdent. Voici le texte de la seconde : « Nous soussignés, sculpteurs du Roi, certifions avoir lu ce présent livre, auquel il n’y a rien qui ne soit conforme aux sujets de sculpture représentés à Versailles. Fait ce 2° novembre 1680. Signé : Regnaudin et Coyzevox. »
Page 162. — 1. Archives nationales, 0*1791. (V. la note 1 de la p. 142.)
2. Comptes, t. I, 1274, 1312. Colbert semble désigner ce bosquet, dans ses ordres pour 1675, sous le nom de « Cabinet d’eau ».
3. Mercure galant, novembre 1686, p. 169. Les « huit bassins de l’Encelade », placés sur le glacis en gazon, sont mentionnés dans les Comptes. Sur la création du bosquet et la figure colossale de Marsy, voir t. I, 814, 824, 826, 830, 834, 882, 901, 902. Marsy est payé 1 600 livres en deux fois, le 28 novembre 1675 et le 9 mai 1676.