‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 109 sur 114 · VOLCANS DES ANTILLES · texte numérisé non relu

VOLCANS DES ANTILLES

De Saint-Vincent, De Sainte-Lucie, De la Guadeloupe.

TOLGAKS DU MEXIQUE

Orizaba ou Cataltepelt,

Popacanlepelt, ou volcan la Puebla,

TustU,

Xorullo ou JoruUo,

Colùna. '

VOLCANS DE GUATEMALA Et' NICARAGUA.

Volcan de Socomusco , ,

— de Sacatepeque, .,../,. ■. v

— de Hamilt)as,

— de Alitlan,

— Fuégos de Guatemala ,

— d'Acatinango ,

— de Sunil,

— de Toliman,

— d'Isalco,

— de Sacateeoluca , près du Rio det Empa,

(1) El Pico des lies Agores s'élance dans les airs en forme de cAne. En 1812, il y a eu émpiion latérale sur 111e Saint -George , et il s'est fotméi t-n- surgissant de la mer, une nouveH? Ile près de'lils Saint-MiclMl ; cet Ilot, dont le capitaine de La Tabrina prit possession an nom du roi d'Angleterre , a to'alement disparu depuis, et snr le même point, la mer n'a pas maintenant moins de 80 biasses do profondeur.

Volcan de San-Vicenle,

— de Traupa,

— de Besotiea^

— de Cocivina , près da golfe de Coudiagua, — . del Viejo , près du port de Rialexo,

— de Momotombo,

— de Talica , près de San-Léon de Nicaragua,

— de Granada,

— de Bombacho,

— de Papagallo,

— de Barna, au sud du golfe de Nicoya. Volcan de Solara,

— de Purace,

— de Pasto, ' — de Rio Fragua.

Volcan de Cumbal,

— de Chiles, • t

— del Azufral. )

Groupe de Popayan.

l Groupe de la province de los Pastos.

Volcan de Anlisana,

— de Rucupichincha ,

— de Colopaxi,

— de Tunguragua ,

— de Sanguay.

Volcan d'Arequipa (Pérou) .

Volcan du Mont Saint-Élie ,

— du Mont del Buen-Tempo ,

— de las Vergenes.

Volcan de Capiapo, — de Coquimbo , — de Chiapa ou Lesnari , — de Aconcagua, — de Santiago, — de Peteroa, — de Chillan, — de Tucapel, — de Gallaqui^ de Chenal, — de Villa-Rica , — de Votuco , — des Huannanca , — de Ojorno, vis-à-vis Tîle de Chiloè, — de Huaileca, -— de San-Clemente.

Groupe de Quito.

Côte nord-ouest.

Groupe du Chili.

Note \. ^m^ B9^ , pftse S96.

Les Guanches existaient encore avec leurs mœurs primitives^ au dixseptième siècle, dans les îles Canaries. Ce peuple était un modèle d^agilité et de religion ( voyez Herbert, voyages) ; la phipart s^abstenaient de manger de la chair cl de boire du vin.

Un gouverneur espagnol en fit emprisonner un jour 28. La prison élail dans le belvéder d'un château, situé sur un rocher escarpé; pendant la nuit, ils franchirent les murs, s'élancèrent au-delà des abîmes et retournèrent dans leur retraite inaccessible.

(Sprat. Voyage d^ Herbert^ pag. 5.)

Note :iL — Mo 539 , pa^e 8!»7.

Nous avons parlé déjà, d'après divers journaux, de la découverte récente de vestiges de l'antique tour de Babel. Voici la traduction de l'inscription gravée sur cette tour par ordre de Nabuchodonosor, après la restauration qu'il en fit faire. Cette inscription se trouve en ce moment au Musée britannique. Les Annales de philosophie en doivent la traduction à M. Oppert; elles reproduisent tout d'abord ce qu'en dit ce savant, dans un rapport adressé à M. le ministre de l'instruction publique et des cultes.

On sait que la tradition de la confusion des langues, qui se place immédiatement après le déluge, et celle de la tour de Babel ^ existèrent chez les Babyloniens comme chez les Juifs. Nous avons déjà établi que dans le nom de Borsippa (le Birs-Nimroud d'aujourd'hui) s'est conservée cette légende : le nom mentionné veut dire tour des Langues, C'est à Borsippa que Ao^ le dieu de la lumière intelligible {pkôs noêton) s'est construit la demeure de la vaticination^ comme le dit Nabuchodonosor dans l'inscription de Londres (col. 4, 1. 57). La manière d'écrire en monogrammes le nom de Borsippa indique : Ville de la dispersion des langues^ tandis que trois signes idéographiques, dont l'ensemble se lit Babilon, sont à expliquer par : Ville de la réunion des tribus, La vénérable ruine de la tour de Babel a été restaurée par Nabuchodonosor; dans les fondements, le colonel Rawlinson a

trouvé rfewa? cylindres qui porlenl la môme inscription, et qui sont de la plus haute importance. Ce document détruit l'opinion topographique de celui qui a eu le mérité de le découvrir, et qui nie ^ on ne sait pas trop pourquoi, Tidentité de la ruine de Birs-Nimrovd avec le monument antique auquel se rattache la tradition de la dispersion.

Le Talmud babylonien regarde Borâippa, ce faubourg de Babylone, comme le théâtre de la confusion des langues. Pendant l'exploration de Babylone, nous avons recueilli à Ibrahim-el-Ehalil, la ruine près de Birs, une petite inscription, datée de Borsippa (Borsip)^ le 30* jour du 6* mois de la i5* année de ISabonid. Nous avons ainsi la démonstration défmitive du fait avancé depuis longtemps, à savoir, que la ruine de la tour de Babel était le Birs-Nintrovd.

INSCRIPTION DE BORSIPPA OU DE LA TOUR DR BABEL DécoaTerte par le colonel RawUoson.

Nabuchodonosor, roi de Babyloue, serviteur de TÊtre étemel, qui occupe le chœur de Mérodach\, le monarque suprême, qui exalte Nebo^ le sauveur, le sage, qui prête son oreillç aux instructions du grand Dieu : le roi- vicaire, jugeant sans injustice, qui a reconstruit la Pyramide (Babil) et la tour à étages (Birs-Nigniroud]^ fils de Nabopolassar^ roi de Babylone, moi.

Nous disons : Mérodach , le grand seigneur , ïn'a lui-même engendré, il m'a enjoint de reconstruire ses demeures. Nebo^ qui surveille les légions du ciel et de la terre, a chargé ma main du sceptre de la justice.

La Pyramide est le grand temple du ciel et de la terre, la demeure du maître des dieux, Mérodach. J^en ai restauré en or pur le sanctuaire, le lieu de repos de sa souveraineté. La tour à étages, la maison éternelle que j'ai refondée et rebâtie, je l'ai construite en argent, en or et autres métaux, en briques émaillées, en cèdre et en cyprès; j'en ai achevé la magnificence.

Le premier édifice, qui est le temple des assises de la terre, et auquel se rattache la mémoire de Babylone, je l'ai achevé, j'en ai élevé le faîte en brique et en cuivre.

iNoiis disons pour second qui est cet édifice-ci : le temple des sept lumières de la terre auquel se rattache la mémoire de Borsippa^ et que le premier roi a commencé (on compte de là 42 vies humaines), sans en achever le faîte, avait été abandonné depuis de longues années. Us y aimientproféré^ en désordre^ V expression de leurs pen^

sées (1 ) . Le tremblement de terre et le tonnerre avaient ébranlé la brique crue, avaient fendu la brique cuite des revêtements; la brique crue des étages s'était éboulée en formant des collines. Â le refaire, le grand dieu Mérodach a engagé mon cœur : je n'ai pas touché à remplacement, je n'ai pas attaqué les fondations. Dans le mois du Salut, au jour heureux, j'ai ceint par des galeries la brique crue des étages et la brique cuite des revêtements. J'ai renouveré la rampe circulaire. J'ai posé la mémoire de mon nom dans les pourtours des galeries, comme jadis ils en avaient conçu le plan; ainsi j'ai fondé et rebâti l'édifice, comme c'avait été dans les temps éloignés; ainsi j'en ai élevé le faite.

Neho, toi qui l'engendres toi-même, intelligence suprême, souverain qui exaltes Mérodach, bénis mes œuvres pour que je domine. Accorde-moi pour toujours une race dans les temps éloignés, la multiplication septuple des naissances, la solidité du trône, la victoire (2) de l'épée, l'anéantissement des rebelles, la conquête des pays ennemis! Dans les colonnes de ta table éternelle qui fixe les sorts du ciel et de la terre, consigne la longue durée de mes jours, inscris les naissances 1

Imite, ô Mérodach^ roi du ciel et de la terre, le père qui t'a engendré, bénis mes œuvres, l'honneur de ma puissance; Nabuchodonosor^ le roi qui a reconstruit ceci, demeure devant ta face.

{Moniteur^ -12 avril 1857).

(1) C'eat ce que la B'ble nomme la confusion deê lanrueê.

(t) Le mot aMjrien pour victoire^ succèt , est labar, et il se trouTe seayeRt dans ce sens dans les insc^plions. Sans aacon doute, pour nous du moins, oe terme nous donne l^étymol•gie du labaiwn de Constantin. Ce mot s'est introduit i Rome avec les astrologues cbaldéens

Page 1