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117. — Toutefois, quoique le changement, la décroissance et la disparition des êtres soient le résultat général prévu dans les grandes lois de Tunivers, le résultat partiel , relatif à notre planète pendant le cours de ses fonctions , est, en un sens , bien différent.
Pour mieux expliquer ce fait, anticipons' un peu sur les époques suivantes.
L'homme, comme on le sait, rend à la terre les éléments qu il a reçus de la terre; le poisson, ou tout animal aquatique, rend à l'eau les éléments d'existence qu'il a puisés dans le sein de l'eau; la terre et l'eau doivent rendre à leur tour un tribut au firmament. Cette rotation d'échanges, cette restitution d'éléments d'existence par suite de la disparition dçs corps, est inévitable; mais les effets momentanés présentent des différences essentielles.
Voici les différences :
Le firmament s'enrichit de la surabondance des vapeurs émises par les êtres qui se développent sur notre planète; la terre s'engraisse des cadavres des hommes et des autres animaux; mais Teau se corrompt, ses qualités s'altèrent par les détritus des corps qui s'y déposent.
118. — Non seulement l'eau s'altère en qualité, change de nature et de couleur, comme nous l'avons vu, mais les
disparition de races entières est également prouvée dans le règne animal .et végétal.
La disparition. des astres est aussi un fait reconnu. Ainsi la constellation des pléîades était composée de sept étoiles; on n^en compte plus que six.
On en a perdu une dans la petite ourse; une dans Andromède, etc. « Désastre vraiment effroyable, dit M. Moreau de Jonnès, dans son « ouvrage la France avant ses premiers habitants^ puisque Texlinc- « tion d'un soleil suppose Tanéantissement de plusieurs mondes comme « le nôtre, et la destruction de tous les êtres quelconques qui les ha- <c hitaient! »
races anéanties et perdues dans son sein y ont laissé, par la décomposition de leurs cadavres, mille substances diverses qui s'y sont séparées, et Teau ne pouvant pas les consumer comme le ferait le feu , il s'ensuit que ces substances putréfiées donnent la vie à de nouveaux êtres ; ces êtres amènent de nouvelles races; ces races nouvelles s'imprègnent d'un attribut distinctif, par exemple, d'un suc provenant de la décomposition d'un être précédent; ce suc, qui était, par hypothèse, un caustique faible , devient un caustique renforcé dans les individus de la race nouvelle. '
Ainsi, un acide, un phosphore , un venin, c'est-à-dire une propriété ou une arme de défense quelconque, qui étaient moins indiqués, moins puissants dans une race éteinte, deviendront plus marqués, plus abondants, plus communs dans une race nouvelle qui continuera de s'alimenter de tel ou tel suc particulier dans les détritus de certains cadavres spéciaux.
119. — Rien n'est plus propre à prouver la vérité de cette opération que les méduses ; ces animaux sécrètent et excrètent, en la lançant à volonté, une liqueur ècre et brûlante* qui est l'effet et le produit des sucs que cette race pompe dans les détritus spéciaux des cadavres décomposés dans l'eau.
De même, les sèches et les poulpes répandent une humeur noirâtre qui trouble l'eau immédiatement , et leur permet d'échapper en se dérobant à la vue des ennemis qui les poursuivent. Si ces animaux se défendent et se sauvent par cet ingénieux expédient, ils n'en causent pas moins un dommage à l'eau qu'ils salissent et altèrent par ces excréments brûlants et noirâtres.
Ainsi , les individus des deux races que nous venons de citer, ont la propriété de choisir les sucs qui sont les plus aptes à composer dans leur corps de ces liqueurs spéciales qu'ils peuvent lancer pour leur défense, et ils abandonnent les sucs d'une nature différente.
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On conçoit que dans les sucs ainsi abandonnés par cesdeux races , il y a d'autres propriétés qui , séparément , peuvent donner à d'autres poissons, d'une constitution différente, à d'autres espèces d'êtres qui s'en emparent et les absorbent > une force inbérente à la matière dont ils s'imprègneot.