‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 38 sur 114 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Interwalle du Trotolènie au 9***^<^'^»^^ JToiir.

Sommaire. — Déplacement des eaux; rétrécissement de la planète, 251.

— Travail intérieur; progrès, 252. — Amalgame des matériaux, 253.

— Ce qui a échappé au cataclysme, 254* — Formation des houillères, 255. — Énergie productive, 256. — Le baobab d'Ânderson, 257. — État particulier du globe, 258. — Longueur de l'intervalie; perfectionnement des produits , 259. — Récit de la Bible concernant le quatrième jour, 260. — Place et rôle de la lune déterminés, 26f.

251. — Le. troisième jour a fini, comme les époques précédentes, par un grand cataclysme, qui a affaissé la terre dans toutes ses parties ; l'aride ou le découvert, qui était au sud, a disparu, Teau Payant caché en se déplaçant de l'ouest, où va se trouver le découvert ou Taride du quatrième jour.

Ce bouleversement du troisième jour a causé dans le volume de la planète un rétrécissement considérable, lequel, compté avec les rétrécissements partiels qu'elle a subis dans les siècles de la troisième époque, a réduit la circonférence

du globe ; pour la quatrième journée, à cinquante mille lieues.

252* — Mais si le volume a diminué , la densité a augmenté , et la force et le progrès vont être désormais déterminés.

Le progrès avait déjà été notable à la troisième époque, non-seulement dans le travail de la consolidation de la terre, mais aussi dans la nature des minéraux et la classification de tous les corps.

La prodigieuse quantité d'arbres, de forêts, de végétaux, formés pendant 300 siècles, sur une circonférence de cent mille lieues, est en dehors de tout calcul ; leur présence a contribué à des opérations gigantesques au-dessous de la terre ; la formation des minéraux et leur classement par suite de Tamalgame des produits des polypes, des coquilles et d'autres animaux, qui ont été de même, dans une proportion énorme, engloutis par ce grand cataclysme, vont préparer un nouvel état de formation intérieure, qui bientôt amènera le perfectionnement de la planète.

Le progrès signifie donc ici augmentation et perfectionnement dans la qualité des corps intérieurs et extérieurs : le progrès est le but naturel et nécessaire, ou la conséquence forcée des événements physiques.

253, — Tant que l'assemblage des molécules travaillait isolément par lui-même, il ne pouvait produire qu une masse molle; mais lorsque les troncs des arbres, les résidus des végétaux et les carapaces des animaux sont venus en aide par leur amalgamé, la composition des corps durs en a été la suite immédiate; de là l'augmentation en densité de la paa^ tière, le feu demeurant chargé de Toeuvre du perfectionnement. D'après cette loi, chaque jour le règne minéral a gagné en dureté, et à cette quatrième journée il est beaucoup, plus puissant qu'il ne Tétait à l'époque précédente.

254. — A Taurore du* quatrième jour, nous nous trouvons donc sur Taride de la terre découverte du seul côté silué à Touest; rien sur sa surface que quelques tiges végétales fortuitement épargnées de distance en distance, et quelques frag^ menls de matières animales ou des dépôts d'œufs échappés à la fureur des eaux qui sont parties pour remplir les gouffres et les bas-fonds, en parcourant toute la circonférence du globe.

Dans la rapidité de leur déplacement improvisé, la fureur du parcours des eaux a été d'aulant plus impétueuse, qu'elle était provoquée par Téclat subit du cataclysme.

255. — La masse des richesses végétales et animales qui ont été englouties à ce moment est incalculable : des forêts immenses vont être consumées pour le service du règne minéral; mais leur quantité surabondante dépassant les besoins de ce règne, une grande partie de ces forêts se refroidiront sans être consumées j puis elles se consolideront isolément et formeront des houillères, dont les couches compactes serviront ultérieurement de combustible à Tusage des générations d'êtres intelligents que la terre est destinée à produire dans les âges successifs.

256. — La nature va recommencer à peupler sa surface aride et sa surface sous -marine, et cette fois elle le fera avec plus de luxe et de perfection dans les espèces ; c'est la marche du progrès*

La végétation va devenir luxuriante, car la terre est remplie et engraissée par les myriades de cadavres ensevelis, et provenant des règnes végétal et auimal.

Les nouvelles forêts vont donner, comme aux jours précédents, des arbres gigantesques ; l'herbe de ces époques n'avait pas moins de cinq à six pieds ou deux mètres de hauteur; les simples fougères étaient plus grandes que les arbres de nos jours; la cime des arbres s élevait à plus de mille mètres.

257. ^— Lfi célèbre bolanisle Andersen, dans ses voyages, ayant rencontré le baobab, qu'il nomma le géant du Sénégal, prétendit reconnaître, par le nombre des couches concentriques, que ce géant des végétaux était contemporain de la création; mais il faisait allusion à la création de Thomme de la Bible ou de la sixième journée; s'il avait pu voir les arbres de la troisième et quatrième journée, il aurait trouvé que le géant baobab n'était qu'un nain en comparaison de leurs énormes dimensions.

258. — Dans ces révolutions du globe, la matière, neuve encore, déployait immédiatement et régulièrement toute son ('mergie ; sur la surface de la terre et au fond des eaux , le règne végétal et animal se reproduisait rapidement.

Dans rintérieur de la terre, le travail du feu augmentait d'activité en raison des matières fraîches qui lui étaient arrivées.

Les eaux dominaient partout : elles s'écoularent librement lorsqu'elles trouvaient un passage possible; elles le forçaieïit quand elles rencontraient des barrières, leur masse étant une force irrésistible et leurs courants impétueux renversant tous les obstacles.

Les montagnes, à cette époque, étaient à peine marquées ; il n'y avait encore que des aspérités de peu d'élévation, les soulèvement^ n'étant pas concentrés ; la dilatation des boursoufflures de la terre prévenait toute élévation importante; mais, par contre, il s'y formait beaucoup plus de cavernes et de cavités de dimensions prodigieuses.

259. — L'intervalle de la 3™« à la 4'^© époque, ou le temps de repos qui s'est écoulé entre le grand cataclysme qui a fini la troisième journée et le petit cataclysme qui commence la quatrième, a été plus long qu'aux jours précédents, à cause de la quantité plus dure de matières fraîches entrées dans l'intérieur de la terre. Celte époque devient remarquable pour

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la géologie , car tous les métaux ayant à repasser encore à la fusion et au creuset du feu , avec les alliages nouveaux , il s'ensuivra la perfection et la croissante compacité de certains d'entre eux, qui deviendront, par Tancienneté de leur formation , les plus durs et les plus reconnaissables dans les âges des recherches.

260. — D'après la Bible, Genèse, chap. i » v. 14, 15, 16, 17, 18, 19, Dieu ordonne que le quatrième jour mette en évidence les astres du firmament ; que deux grands corps lumineux , le soleil et la lune , puissent luire sur la terre pour présider au jour et à la nuit , et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres.

261. — Ainsi, d*après la tradition des livres saints et les récits de Moïse, c'est le quatrième jour que notre satellite, la lune, a été formellement achevé et définitivement concentré en lui-même, formant un corps qui a reçu sa mission et sa place, et dont la destinée a été fixée pour toute la durée de notre globe.

Le cercle de la lune ne couvre plus d'un voile de molécules, ni d'une ombre, la surface de la terre; les ténèbres qu'il produisait ont disparu; il n'empêche plus la présence du soleil d'agir directement et régulièrement sur notre globe. {Vàir la gravure qui 'indique la lune sur son orbite autour de la terre.)

lifj ' QUATRIÈME ÉPOQUE.

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