‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 4 sur 114 · LE &ÉMIE DE LA NATURE · texte numérisé non relu

LE &ÉMIE DE LA NATURE

Je crus voir, dans l'éclat de sa riche parure,

Appai'altre à mes yeux le Dieu de la nature ;

Dans ses traits doux et fiers une mâle beauté

Semblait joindre la grâce à la sévérité;

Son front touchait le ciel, ses pieds foulaient la terre.

Ses accents ressemblaient k la voix du tonnerre;

Mille astres éclataient sur son front radieux,

La foudre dans ses mains et l'éclair dans ses yeux ;

Douze signes ornaient sa ceinture flottante.

Au tissu varié de sa robe éclatante

Les sept rayons d'Iris prodiguaient leurs couleurs;

Sous ses pieds les gazons se tapissaient de fleurs.

Il ordonnait : les eaux s'échappaient de leurs sources;

Le tonnerre grondait, les vents prenaient leurs courses;

Autour de lui , le Temps , sous mille aspects nouveaux ,

Achevait , renversait , reprenait ses travaux ;

Les débris s'animaient, la mort était féconde,

Et la destruction renouvelait le monde.

Dblille.

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