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DE LA CHALEUR ET DE LA LUMIÈRE

280.' — Nous avons expliqué comment s'est formiélesoleil; nous avons découvert l'élément qui le nourrit et reconnu les sources qui le lui fournissent. Il nous reste encore à savoir si c'est dans son foyer que se forme toute cette quantité de chaleur et de lumière qui inonde la terre, ainsi que les autres planètes, par l'entremise de ses rayons.

Il y a des opinions récentes d'après lesquelles on établit (2) que la chaleur du soleil est un développement d'énergie mécanique qui, dans l'espace d'un siècle, équivaut à une force vive

(4) 11 y a des astronomes qui croient que le nombre des comètes est incalculable; un, entre autres, prétend qu'entre Saturne et le soleil on peut compter cinq cents millions de comètes.

(Voyez Syêième du monde , ou abrégé des lettres cosmologiques 'de M. Lamber:t, page 49 ).

(2) M. Thomson de Glascow, et M. Joule.

1($ QUATBIÈME Ê^QQLE.

C9|pf^la 4^ produire le mouvQme^i de toutes les planètes. Mais U. tjbéorie la pliJ^ ^cceptéQ ^ QQlle ^m ondulatioas, c*est^Mii^e qve le $(^il n'éi«et pa^ de ^m coip^ le calorique ei la lumière» i^ai^ q^ ^ pr^nœ met en mouyemeot et rend dès lors sensibles ces deux fluides qui existent répandus dans l'espace.

291.-^ Celte théorie, Fesqn^e géeéral^foeni aci^epiée, m donne pourtant pas la solution des problèmes que nous «yen poséB; elle mérite» tontefois» que nous l'expliquions arec quelques détails (1)«

Herschell admet que le globe du soleil se compose de bms parties : Tune, qui en serait le «idrpe om myw obscur ; une seconde^ qui serait une atmosphère d'un fluide élastique supportant une eouohe nuageuse ; puis, enfin» au-dessM^ de eeilehci, la eouehe incandescente ei kimiiieuse^

Dans cette hypothèse, le célèbre astionome ne fait pas difficulté d'admettre que le corps du soleil pourrait être habité par des êtres analogues à Thomme; l'atmosphère et la couche nuageuse préserveraient ces habitants de la chaleur intense du dame qui les surmonte, tout en laissant pénétrer jusqu'à eux une lumière et une température aufliaantc».

292. — Nous admettons, avec Herschell, qu'il y a des habitants dans le corps opaque central du soleil; nous ajouterons même que ce corps central est séparé des enveloppes eité^ rieures de manière à n^être point affecté par l'éblottissement

(i) Dans le Dictionnaire de la conversation , l^article soleil ne conclut pas non plus conformément à noire question. On affirme que la chaleur communiquée à la terre par le soleil ne se manilesle que lors- «|ue le calorique atteint Patmosphère et la terre elte^méroe , et que cet agent se comporte comme le fluide électrique , en produisant le phé^ Bomène de la tumière et de la chmleur lorsquUl frappe les iiorps.

Mais pour que cet agent frappe les corps, il faut qu'il ait un coiidu«« teur et une source d'expansion qui deman()ent h leur tour up i^iment.

DU i^OL£iL. 167

de 1^ li^wière Rj piir rftctioH du ^; m contwre, la dispoûli^B est telle que les êtr(iis qui Vliç^bitéiUdoîwot jouii* tf un bop climat, et que l'intérieur du noy^ù hpbiM reçoit sa chaleur de la partie extérieure, à l'inv^se de i^etre gl^be, qui eOQ^rvè son feu perpétuel daps ^on ceptre^

Les iach^3 gran.des et ^ombreuses que nous \oym^ ii Vn^ t^rîçiir du iBQleil indique^nt des ouv^f tur^s ^fis doute niéeeàmn^ k Ipieû^ditle^ d^ êtres babH«iit lie eori^ opaque de r^fe; afi» babitç^pt^ m\ \mHn d^ raw^rer açmm^ \em terfo % be$^ d'épettre ses écota^ations; doQC Tépuriitioa ^ \eim inoléq^liss doit se faire dans un^ atmosphère intofmédiairequi assure Tordre et le bien-être intérieur en même temps qu'elle déverse aux couches extérieures du soleil une multitude d'à-tomes, à charge de rechange.

Mais les réflexions d'Herschell ne donnent pas encore la solution que nous cherchons > et il n^est pas présumable que ce célèbre astronome aiWpenséque la couche qu'il admet incandescenti» è Tfti^ie^ suit isiiMtÂle ù»umet surface, car rien ne peut rester immobile dans la nature.

393. — ^ D'autres hypothèses, et ce sont les plus modernes, admettent autour du soleil trois enveloppes différentes; d'abord un^ enveloppe inférieure gazeuse, semblable à des vapeiirs;. puis une enveloppe lumineuse d'où émanent la lumière et la chaleur rayonnante; enfin une enveloppe extérieure , on atmosphère, dans laquelle flottent les nuages.

Ce système est imaginé pour en tirer la conséquence que la lufiiif^r^ ^t la chaleur sont traïasmi^s pa^r le^ ondulations et non pas par les émissions directes , qui é^fii^nt adpptée^ jufr- €p{% ççs derniers t^napi^,

NftPft çonlÎMUpps ïiofi reejtierçhes ^t nous trçuy^s encore , P qu'on a calculé qw* ]^ Imaaièr^ arrive (Jii ^^\ à Ijsi |fiFF§

%Y£iç m^ vitesse de » mWum 4fl ^m^ m iwbmAç» m 7?iW)o

lime» par sacopde; !î" qi|e Tatpjosnh^e ijpparen^e dM s^if

168 QUÀTRlÈMiS ÉPOQUE.

(ce sera sans doute la troisième ou re)Ltërieure)se pm^te ju»qu'à neuf vingtièmes de la distance de cet astre àMercwM, ou environ à 6 millions de lieues de hauteur...

Ici nous devons nous arrêter, car il nous semble quil y a une contradiction dans les déductions; et en effet, si l'on veut que rincandescencé se tienne dans le soleil, l'ondulation sera interceptée en route ou retardée par une atmosphère de 6 millions de lieues; donc y ou l'atmosi^ère en question n'existe pas comme on le présume , ou Torigine de la lumière et de la chaleur est différente; msâs cette atmosphère existant, elle serait elle-même le grand laboratoire de Tincandescence.

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