L’extrême est, c’est-à-dire l’Asie, a eu ses sépa
FORMATION DE l’aMÉIUQI E. 3 i 3
râlions de son côte presque aussi importantes que l’Afrique; seulement, comme l’Asie avait plus de crevasses et une cristallisation plus ancienne, ses séparations se sont accomplies par fragments plus petits, ce qui explique la nombreuse quantité d’îles et d’archipels que nous voyons dans l’océan Pacifique et les mers de la Chine, du Japon, etc.
Quant au continent de î’ Australie, il a été visiblement détaché de l’Afrique et de l’Asie, au point où s’est formée la mer des Indes; et, dans le travail de son écartement, il a laissé sur la route une multitude de ses propres fragments, qui sont aujourd'hui les iles et les archipels de la Sonde, de la Malaisie, etc., etc.
520. — Au nord du globe, les séparations les plus importantes, après la partie appelée Amérique, qui est allée au loin, ont été l’Islande, et la Grande-Bretagne, dont s’est détachée l’Irlande. Une partie de la Grande-Bretagne a continué cependant de rester assez près du continent, et n’en est séparée de nos jours que par une crevasse qu’on a nommée le Pasde-Calais. qui, à la cinquième époque, était encore plus rétrécie, plus étroite, ne présentant peut-être alors qu’une simple fente.
Cette crevasse s’est fort peu élargie, soit qu’il n’y eût pas à proximité des volcans assez puissants pour pousser plus loin la partie détachée, soit que la place qu elle occupe maintenant ait suffi, au moment de la séparation, à l’équilibre général de la planète.
Les falaises des côtes de chaque côté, en Angleterre comme en France, sont bien en rapport de hauteur et de nivellement sur plusieurs points, et la qualité du terrain est également la même; seulement le fond, dans la Grande-Bretagne, présente plus de couches de houille, parce que ce point du globe avait une plus grande quantité de forêts, qui y sont restées et se sont refroidies à demi consumées, dans le travail des en-
foncements primitifs, comme nous l’avons expliqué aux n°* 235 et 275.