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ASSK.M IIL.Vr.E.
54. — Le moment est arrivé pourtant de remarquer que la lune ayant un diamètre de 782 lieues, selon Copernic, et 1,800 lieues de circonférence, suivant l’opinion généralement adoptée, ce satellite aurait eu besoin, comparativement à la terre , d’une quantité de molécules d’un chiffre de 1,440,000 lieues de circonférence; mais comme son corps est plus léger dans la proportion de rJ£, elle n’a employé, par cette raison, que 1,068,480 lieues de molécules en circonférence primitive; ce qui, ajouté aux 7,200,000 de la terre, fait une totalité de molécules en circonférence, de 8,268,480 lieues pour la composition de notre globe et de son satellite la lune.
lande, et les eaux thermales d’Aix-la-Chapelle. Cet acide est en dissolution dans beaucoup d'eaux minérales acidulées, comme celles de Vichy, de Spa, de Seltz, etc.
M. Charles Deville analysant deux échantillons de gaz recueillis pendant la dernière éruption du Vésuve, a trouvé dans l’un 3 t/2 et dans l’autre 9 1 / 4 pour cent d’acide carbonique.
L’analyse des gaz du lac de Naphle ou de Polici, en Sicile, a donné 5 pour cent d’acide carbonique.
Le lac d’A verne , célébré par Virgile, n’était qu’une sorte de puits profond d’où s’exhalaient en quantité considérable des émanations d'acide carbonique ; les oiseaux qui venaient chercher leur nourriture sur ses bords, y tombaient asphyxiés; d’où lui vient le nom primitif A'A-omis (contraire aux oiseaux), dont on a fait Ave me. On le regardait autrefois comme une des bouches de l’enfer.
Dans la chaîne de l’Altaï , en Asie , il existe des sources où le gaz carbonique se trouve mélangé avec des gaz inflammables dont les Chinois se servent peur différents usages.
Une de ces sources, encadrée dans la glace, est d’une force extraordinaire, et de son bouillonnement rayonnent des masses de globules, qui, malgré l'acide carbonique contenu dans celte eau, sont remplies de gaz hydrogène, en sorte qu’en approchant une allumette enflammée de la source, on voit celle-ci s’entourer d’une ceinture de flammes voltigeant sur l’eau.
Le feu sacré des Perses provenait de sources pareilles.
PREMIÈRE ÉPOQUE
55. — Le tableau suivant représente à vue d’œil , mais bien entendu hypothétiquement, le progrès de l'accumulation et de la réduction.
ASSEMBLAGE primitif et périodes successives