I1 H K XI 1 K II K ÉPOQUE
Dans celte rotation , la niasse lunaire a opéré son rétrécissement de la même manière que l’a lait celle de la terre, c’est-à-dire que le travail a suivi la même analogie, pendant un certain nombre de siècles, l’une comme l’autre se rétrécissant vers son propre centre.
La lune, étant plus petite, a dû accomplir beaucoup plus vite son rétrécissement.
63. — La lune, dans ce travail de compression identique à celui de la terre, a vu s’allumer sou feu central par l'effet du durcissement de ses matières (40); les explosions de ses volcans seront également énergiques, et comme elle n'a point d’atmosphère qui puisse peser sur sa surface, ses cratères seront plus libres et auront visiblement beaucoup plus d’étendue.
Les soulèvements du sol ne rencontrant non plus aucune pression atmosphérique qui comprime leur action, les montagnes seront plus élevées que sur la terre, et par une conséquence naturelle, les éboulements seront aussi plus faciles, puisqu'ils trouveront des cavernes plus spacieuses pour les engloutir.
64. — Les eaux nécessairement dérivées de la pression des molécules, auront également une action plus libre à l’extérieur du satellite, attendu l’absence d’une atmosphère qui aurait circonscrit leurs élévations ; les marées autour de la lune auront donc un libre essor, et s’élèveront avec plus de violence, et à des hauteurs bien plus grandes que les marées de notre globe, qui sont contenues par son atmosphère.
65. — Cependant la lune, dans le travail de séparation qui s’opérera dans son sein par l'action de son feu central , trouvera pourtant, dans la division de ses matières, un résidu de gaz propre à rester autour du satellite en forme d’atmosphère; mais ce résidu aura peu d’importance, et sa nature