‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 84 sur 168 · MILLIARDS · texte numérisé non relu

MILLIARDS

Cinquante mille espèces d’insectes sur la proportion de l’abeille , à 48 milliards de mètres cubes ou tonneaux

Vingt mille espèces de mammifères , en raison du rat

(n" 405), à 1 million 50 mille milliards de mètres cubes

ou tonneaux pour chaque espèce

Lézards, serpents, amphibies, etc., etc

Lamantins et cétacés , etc

Poissons de toutes espèces

Coquillages, crustacés, huîtres, etc., quoique bien pluséle-

vés que les mammifères, nous nous bornons à la parité.

Les oiseaux

Le règne végétal tout ensemble

Total

Cent douze millions huit cent mille milliards de mètres cubes ou tonneaux de 1,000 kil. chacun.

Ce tableau, nous le répétons, n’est absolument vrai que relativement au fait des matières fournies, et non quant à l’exactitude du chiffre, qui, en réalité, doit être plus considérable ; mais il prouve jusqu’à l’évidence que la terre a reçu une masse de matières qu’elle n’aurait pu recevoir si ces êtres n’étaient pas venus sur le globe.

421. — On doit induire de ces faits : que ces matières, ces corps, étaient indispensables à la terre en qualité et en quantité, pour la fortifier et la mettre en état de recevoir l’homme; que l’homme ne pouvait pas paraître dans ce monde avant que le sol et le climat de la terre fussent appropriés à sa constitution physique, comme l'oiseau n’a pu venir avant que l’air eût été éclairci, comme le quadrupède n’a pu venir avant que les plantes fussent formées à son goût, comme le poisson ne pouvait pas venir avant qu’il y eût de l’eau pour le recevoir.

Ainsi, à chaque jour, ou à chaque époque, la création a fait un pas de plus ; le progrès de la terre est dû au concours des mêmes êtres qu’elle a créés et qui, à toutes les époques, lui ont laissé leurs corps.

La terre n’aurait pu être la terre sans son amalgame avec les corps des végétaux et des animaux auxquels elle donnait la vie.

Les animaux et les végétaux de nos jours n’existeraient pas dans l’état robuste où ils se trouvent, si des animaux et des végétaux moins forts n’avaient contribué de leurs corps à endurcir et à fortifier la terre.

CINQUIÈME ÉPOQl K.

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