SCÈNE III
DESSOLES, seul , il est pâle et agitât.
Personne!... j’avais cru entendre cependant... mais jo suis si
étrangement troublé... (n s’est approché de la fenêtre du fond.) C étüit dans le jardin... (n revient sur le devant de la scène.) .et VOilü lu i î II ! - . .
je ne l’avais que trop bien pressenti — au bout de cette folle épreuve commencée en riant — il y avait des larmes, (naissant u voix, avec une tristesse digne. ) du sang, peut-être ! — car je ne puis croire qu’il abandonne ainsi la partie... pourtant jo ne l’ai plus revu depuis cet aveu! (n s'assied à demi sur le canapé. ) Comment en ai-je trouvé le courage !... il faut que la conscience ait un terrible pouvoir! m’arracher cet aveu, quand j’aurais donné ma vie pour me dégager d’une promesse... ridicule! quand cette passion me consume tout entier... (sb levant.) Enfin ! il sait!... il sait que le moment est venu où je ne réponds plus ni d’elle ni de moi... et lui... sans un seul mot... il part... il s’en va loin d’ici... à cette ferme, dit-on... (nocbantia tète.) Oh! non!... je ne puis m’ôter de la pensée que celte absence sera plus longue...
qu’il nous laisse à nous-mêmes pour jamais! — Eh ! bien, soit, si c’est là la vengeance qu’il nous lègue, je l’accepte... je ne m’abuse pas sur l’avenir... n’importe !... j’ai pu être faible, perfide... à moitié, mais cette lâcheté — qui recule devant la faute, dès qu’il en peut naître un devoir — qui refuse à une femme, en échange de son repos et de sa vie brisée — un égal sacrifice!. . cette lâcheté du moins n’entrera jamais dans mon
CCeUr ! (La porte de gauche s'ourre ; entre Juliette.)