‹ La crise; comédie en trois actesChapitre 57 sur 68 · ACTE TROISIÈME "ï i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME "ï i

est inexcusable ! (Baissant la voix.) Sais-tu ce qu'on faisait, dans l'antiquité, aux malheureuses qui trompaient leurs maris? On les cousait dans un sac de cuir !

GENEVIÈVE, regardant sa montre.

Papa, nous ratons l'express !

THIBOURDIAUX, à Angèle.

Allons! Prends vite les petits bibelots que tu as à prendre!... (Amer ment.) Quand je pense que dans trois jours je comptais avoir ma chambre place Vendôme, et que nous rentrons ce soir dans la maison paternelle, dans ce Houbaix, que tu n'aurais jamais dû quitter!...

ANGÈLE

Geneviève, as- tu le petit sac, pour les portraits?

THIBOURDIAUX, à Geneviève.

As-tu le petit sac, pour les portraits?... (A Angèle avec émotion.) Regarde-le bien, le portrait de ta mère ! Qu'est-ce qu'elle dirait, madame Thibourdiaux, si elle pouvait sortir du caveau de famille?

ANGÈLE

Papa, je t'en supplie!...

THIBOURDIAUX.

Ça n'est pas ta mère, qui se serait pervertie à lire des romans, qui aurait couché le soir avec la Revue des Deux-Mondes !...

ANGÈLE, à Geneviève, égayant en vain de faire entrer un autre portrait dans le sac.

Celui-ci n'entrera pas...

LA THIBOURDIAUX.

Donne-le-moi : Je vais le fourrer dans la i

'... Ah !... Le portrait de ta marrainel Ma pauvre sœur Lucie, morte supérieure ■ il couvenl haut la léte, lei larmea eau jeni

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