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-è | | 816 LA CRISE DU MONDE MODERNE
s’efforceraient de lui communiquer leurs propres doctrines, c’est-à-dire de lui faire don de ce qu'ils ont eux-mêmes de plus précieux, de ce qui constitue en quelque sorte la substance même de leur esprit ! Devant tout ce qu’il y a de contradictoire dans une telle hypothèse, on ne peut s'empêcher d’éprouver une véritable Stupéfaction : toute la thèse péniblement échafaudée s’écroule instantanément, et il semble que l’auteur ne s’en soit pas même aperçu, car nous ne voulons pas supposer qu'il ait été con- Scient d’une pareille invraisemblance et qu’il ait tout simplement compté sur le peu de clairvoyance de Ses lecteurs pour la leur faire accepter. [n’y à pas besoin de réfléchir bien longuement ni bien profondément pour se rendre compte que, s’il y a des gens qui haïssent si tort l'Occident, la première chose qu'ils doivent faire est de garder jalousement leurs doctrines pour eux, et que tous leurs efforts doivent tendre à en interdire l’accès aux Occidentaux :
c'est d’ailleurs là un reproche qu’on a quelquefois adressé aux Orientaux, avec plus d'apparence de raison. La vérité, pourtant, est assez différente : les représentants authentiques des doctrines traditionnelles n’éprouvent de haine pour personne, el leur réserve n’a qu'une seule cause :
<'est qu'ils jugent parfaitement inutile d’expo-
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