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de: l’alchimie, elle est au moins aussi grande qu'en ce.qui concerne l’astrologie. La véritable alchimie était essentiellement une science d'ordre cosmologique, et, en même temps, elle était apphcable aussi à lordre humain, en vertu de l’analogie du « macrocosme » et du « microcosme »; en outre, elle était constituée expres-
sément en vue de permettre une transposition
dans le domaine purement spirituel, qui coniérait à Ses enseignements une valeur symbolique et une signification supérieure, et qui en faisait un des types les plus complets des « sciences traditionnelles ». Ce qui a donné naissance à la chimie moderne, ce n'est point
cette alchimie avec laquelle elle n’a en somme
aucun rapport; c’en est une déformation, une déviation au sens le plus rigoureux du mot, déviation à laquelle donna lieu, peut-être dès le moyen âge, l’imncompréhension de certains, qui, incapables de pénétrer le vrai sens des symboles, prirent tout à la lettre et, croyant qu'il ne s'agissait en tout cela que d'opérations matérielles, se lancèrent dans une expérimen-
tation plus ou moins désordonnée. Ce sont
ceux-là, que les alchimistes :qualifiaient 1roniquement de « soufileurs » et de « brûleurs de <harbon », qui furent les véritables précurseurs des chimistes actuels; et c’est ainsi que la