‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 253 sur 396 · EUGÈNE IV RÉSOLU A DÉFENDRE SES DROITS · texte numérisé non relu

EUGÈNE IV RÉSOLU A DÉFENDRE SES DROITS

la direction et le contrôle des travaux du synode. Sur le terrain des principes, il ne reculait pas.

Les choses en étaient là quand, suivant l'expression d'Eugène IV lui-même *, la nouvelle de l'ultimatum menaçant du 1:3 juillet éclata dans Rome comme un coup de foudre 2.

Le pape ne faiblit toujours pas.

Son vieux conseiller Orsini fit dresser devant témoins un acte de protestation (3 septembre). Elle était nulle, disait-il, cette assignation adressée aux cardinaux demeurés à leur poste par le petit groupe des gens de Bâle, assemblés sans autorisation, qui repoussaient les présidents nommés par le saint-siège ; légitime, au contraire, et même nécessaire, cette dissolution de 1431 dont on faisait un crime à Eugène IV, et à laquelle Orsini se vantait d'avoir eu part. Des inférieurs, dépourvus de toute juridiction, ne sauraient semondre le pape, encore moins le suspendre. Le devoir des cardinaux n'était pas d'abandonner le souverain pontife. Quant à lui, Orsini, vieux et malade, il se trouvait hors d'état d'affronter le voyage. Il en appelait donc au saint-siège, à Eugène IV, à Jésus-Christ, subsidiairement au concile de Bâle canoniquement assemblé sous la présidence des nonces 3.

Pour le pape, il expédia, sous la date du 10 août, une lettre au roi d'Angleterre 4, dont des copies presque semblables furent envoyées à divers princes 5. Les décrets du 13 juillet n'y étaient mentionnés que comme la plus grave iniquité et la plus grande absurdité qui se fussent jamais vues dans l'histoire de l'Eglise.

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