DU TOME PREMIER
Introduction
La situation de l'Église au lendemain du Grand Schisme d'Occident : l'autorité du pape compromise par plusieurs des décrets du concile de Constance. Quel compte le saint-siège tiendra-t-il des décrets de. la quatrième et de la cinquième session? Attitude imposée à Martin V par son passé ou par les circonstances. Aucun serment pourtant ne le lie à cet égard. Il*évite de se prononcer sur les droits du concile, ainsi que sur la valeur des décrets en question ; mais, dans une constitution du 10 mai 1418, il nie la supériorité du concile sur le pape en matière de foi. Conformément au décret Frequens, le prochain concile est indiqué à Pavie, dans un délai de cinq ans. La lutte se trouve engagée entre les deux pouvoirs du pape et du concile : on peut se demander si la monarchie ecclésiastique n'est pas sur le point de céder la place à une sorte de gouvernement populaire (p. v-xxvn).
Bref aperçu des sources où l'on a puisé (p. xxvn-xxix).
Affaires diverses qui s'imposent à l'attention de Martin Vau lendemain de la dissolution du concile de Constance (p. 1-2).
I. Sentiments avec lesquels Martin V envisage l'obligation de réunir, à date fixe, un nouveau concile. Conseils qu'il reçoit d'un de ses cardinaux. Il regrette le choix de Pavie, ayant de justes raisons de se méfier du duc de Milan, mais ne laisse pas de maintenir le rendez-vous donné dans cette ville, en dépit de certaines hésitations. Bulle du 22 février 1423 chargeant quatre légats de présider le concile et leur donnant aussi le pouvoir de le transférer ou de le dissoudre (p. 3-9).
II. Ouverture du concile de Pavie (23 avril 1423), qu'une épidémie oblige presque aussitôt à transférer. Les pères s'en remettent aux présidents du soin de choisir une autre ville italienne. 'Les présidents désignent Sienne, mais laissent le concile décréter lui-même la translation. Le pape s'empresse de la ratifier (p. 9-14).
III. Martin V annonce l'intention de se rendre lui-même à Sienne.
Le Pape et le Concile. 26
402 TABLE DES BIATIÈRES
Joie des Siennois, mêlée de quelque inquiétude. Ils souscrivent sans difficulté à la plupart des conditions du saint-siège, hésitent pourtant à accepter deux articles secrets qui achèveraient de rendre le pape maître de la situation. Mécontentement des pères : ils exigent des garanties pour leur indépendance. Les Siennois leur donnent satisfaction, non pas en cachette du saint-siège, mais après entente avec les légats. Rien n'indique encore chez ces derniers le désir de dissoudre le concile (p. 15-26).
IV. Jusqu'à la fin de l'année 1423, on attend, à Sienne, l'arrivée du pape. Raisons d'ordre sanitaire ou d'ordre politique qui ont pu d'abord retarder le voyage de Martin V. Circonstances qui durent, vers le mois de décembre, modifier ses dispositions à l'égard du concile : inquiétant programme de réformes mis en avant par la « nation française >ï ; intrigues nouées avec les Siennois par le roi d'Aragon ; résistance des autorités siennoises aux désirs des légats ; ceux-ci n'ont point la liberté d'agir contre certains personnages suspects (p. 27-41).
V. Les légats ne dissimulent plus, mais affirment nettement leur dessein de dissoudre le concile. Consternation des Siennois : ils recourent tour à tour aux prières, aux représentations et aux menaces, en reviennent aux moyens de douceur, adressent vainement au pape une lettre éplorée. Les légats cependant restent sur la défensive, se bornent à provoquer une prédication tendancieuse et à semer la division parmi les pères : scission de la « nation française ». Malgré la protestation d'un certain nombre de Français, les pères, pour la plupart, se résignent à la dissolution. Les Siennois, au contraire, luttent désespérément, tâchent de procurer au synode des recrues, s'efforcent de se concilier l'appui des Florentins, ne réussissent qu'à s'attirer, de la part de Martin V, les menaces et les reproches les plus mortifiants (p. 41-55).
VI. L'arrivée à Sienne de l'archevêque de Rouen et de la délégation de l'Université de Paris ne fait que précipiter les événements. La ville de Bâle est désignée comme siège du prochain concile. Les Siennois qui avaient ordonné la fermeture de leurs portes, sont obligés de les rouvrir. La dispersion commence. Les plus ardents parmi les Français renouvellent leur protestation ; les Siennois redoublent leurs efforts, déjoués encore par l'inébranlable fermeté de Martin V (p. 55-66).
VII. Fuite des légats (7 mars 1424) et dissolution du concile. Violente protestation, qui reste sans écho. Résignation des Siennois eux-mêmes ; ils se bornent à réclamer une bulle solennelle rédigée de manière à sauvegarder le bon renom de la république ; cette satisfaction leur est refusée. Le saint-siège, au contraire, incrimine les agissements des Siennois afin de justifier la dissolution du concile. La réconciliation de Martin V et de Sienne (p. 66-76).
Vlli. Avortement du concile de Sienne. Le pape est le véritable
auteur de la dissolution ; craintes auxquelles il a cédé vraisemblablement.
Responsabilité des souverains et du clergé ; petit nombre des pères ;
complaisance résignée de la plupart d'entre eux (p. 76-80).
• IX. Le saint-siège continue à s'occuper de réformes : constitution du
13 avril 1425. Le pape est mis en demeure d'avancer la réunion du prochain concile : démarches plus ou moins sincères et désintéressées du roi des Romains, du gouvernement anglais, du duc de Milan, de l'Université de Paris ; manifeste de deux princes allemands. Pouvoirs du cardinal Cesarini, désigné par bulles du 1er février 1431 comme président du concile de Bàle (p. 80-91).
Mort de Martin V. Venu à un moment critique, ce pape a voulu et a su sauvegarder les prérogatives du saint-siège. Le danger a été reculé : il n'en demeure pas moins menaçant (p. 91-93).
Chapitre deuxième. — Eugène IV et le concile de Bale. Premier conflit (1431 -février 1 433) 95
Élection d'Eugène IV (3 mars 1431). Son passé ; son caractère (p. 95- 98).
I . Dispositions du nouveau pape à l'égard des conciles. Dispositions des cardinaux : la capitulation de 1431. La tenue du concile de Bâle semble remise en question (p. 98-101).
II. Toute l'attention de la chrétienté et du légat Cesarini est concentrée, à ce moment, sur la guerre de Bohême. De son côté, Eugène doit se défendre contre le soulèvement des Colonna : la guerre dans Rome ou aux portes de Rome ; la trahison de Jacques Caldora (p. 101-110).
III. La maladie du pape. La guerre austro-bourguignonne a pour théâtre une région toute voisine de Bàle. Dans ces conditions, il paraît difficile que le concile puisse avoir lieu, étant donné surtout le nombre infime des ecclésiastiques qui se sont déplacés pour venir au rendezvous de Bâle. Cesarini pourtant fait ouvrir le concile (23 juillet 1431), puis, après l'échec de la campagne de Bohême, se met en devoir de le présider (p. 110-118).
IV. Jean Beaupère est envoyé en ambassade auprès du, pape : la façon dont ce docteur s'acquitte de sa mission contribue sans doute à augmenter le découragement d'Eugène. Le pape se décide à dissoudre le concile de Bâle en convoquant un autre concile, dans les dix-huit mois, à Bologne et en désignant Avignon aux pères comme lieu de rendezvous à l'expiration delà période décennale (12 novembre) . Le sacré collège, consulté, donne son assentiment ; opposition de plusieurs cardinaux. A la nouvelle que les pères de Bâle ont adressé une convocation aux Hussites, Eugène IV, alarmé, publie en consistoire (18 décembre) un ordre formel de dissoudre le concile actuel (p. 118-129).
V. Daniel de Rampi, évêque de Parenzo, secondé par Jean Ceparelli de Prato, donne connaissance aux pères de Bâle des bulles du 12 novembre et publie la dissolution. Explosion de colères ; éloquentes objurgations du légat : les motifs invoqués par Eugène n'ont jamais eu de fondement réel, ou bien ont cessé d'exister. Les pères se révoltent contre la décision pontificale, s'adressent aux puissances, proclament leur supériorité, reçoivent de divers côtés des encouragements. L'arrivée de la bulle du 18 décembre amène Cesarini à résigner ses fonctions de président. Le concile répond à la bulle d'Eugène par un décret
tOi
rendu en une seconde session, dans lequel il dénie au pape le droit de le dissoudre ou de le proroger (p. 129-146).
VI. Eugène IV, irrité de cette désobéissance, ne se laisse fléchir ni par l'intervention du roi des Romains, ni par les prières du légat, ni par les représentations ou les menaces des envoyés de Bâle : tout lui semble préférable à la continuation du concile en une contrée perdue, avec laquelle il ne peut même plus communiquer librement. Les pères, dont le nombre s'est accru, tiennent leur troisième session, somment les cardinaux et autres prélats de les rejoindre (p. 146-152).
VII. Assemblée du clergé de France à Bourges (mars-avril 1432) ; rôle de l'archevêque de Lyon, Amédée de Talaru : la France donne raison au concile de Bâle. Le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, se prononce dans le même sens (p. 152-160).
VIII. Cesarini continue de faire cause commune avec les pères : sa nouvelle lettre au pape. On arrête, aux environs de Bâle, un émissaire du pape, Jean Ceparelli, porteur d'instructions secrètes. Audace croissante des pères : empiétements qu'ils commettent sur la puissance apostolique au cours de leur quatrième session (p. 160-166).
IX. Marc Condolmario, neveu d'Eugène IV, a été nommé évêque d'Avignon, recteur du Comtat-Venaissin et vicaire apostolique au temporel de la ville et de la province. Les Avignonnais, mécontents, ont recours au concile de Bàle : celui-ci nomme vicaire, au lieu de Condolmario, le cardinal Alphonse Carillo (20 juin 1432) ; cette décision a pour effet d'allumer la guerre dans le Comtat (p. 166-175).
X. Eugène IV, alarmé, n'a pas attendu ces derniers événements pour entrer dans la voie des concessions : il a fait partir pour Bâle des ambassadeurs, auxquels le concile réserve un triste accueil. Les propositions du pape sont repoussées : réponse hautaine du concile lue le 3 septembre (p. 175-184).
XI. Les pères exploitent le trouble jeté dans les esprits par une bulle de Martin V frappant d'inéligibilité tout cardinal qui s'opposerait à l'admission de Dominique Capranica dans le sacré collège. Or, en 1431, Capranica a été écarté du conclave ; persécuté par Eugène IV, il s'est réfugié à Bàle : le concile se fait juge de la légitimité du pape. Sixième session (29 avril 1433). La plupart des cardinaux semblent ralliés au concile. Cesarini reprend la présidence (p. 184-196).
XII. Charles VII se prête aux désirs du concile, qui reçoit également l'adhésion de la Castille et de l'Angleterre. L'attitude des pères devient de plus en plus arrogante : ils songent à déposer le pape. Eugène se voit désavoué par ses cardinaux ; les désertions se multiplient autour de lui. Aux conseils de Sigismond, maintenant mieux écoutés, se joignent ceux des Électeurs de l'Empire. Le pape se décide, le 14 février 1433, à permettre au concile de siégera Bâle (p. 196-214).
Chapitre troisième. - La victoire du concile (févrierdécembre 1433) 21 S
Le pape s'efforce de provoquer un mouvement général du haut clergé
vers Bàle, mais prétend imposer au concile quatre présidents de son choix. Il voudrait cependant retenir près de lui les officiers de la curie (p. 215-217).
I. Accueil fait par les pères aux offres successives du pape. La bulle du 14 février 1433 arrive un an trop tard : protestations qu'elle soulève. Réponse faite aux propositions précédemment apportées par les nonces. Les décrets de la onzième session (27 avril) attestent, chez les pères, une hostilité persistante, en même temps qu'une ferme résolution de ne point dévier de la ligne tracée dès l'origine (p. 218-223).
II. Le pape organise définitivement la présidence du concile et se résout à maintenir Cesarini comme président. Discours insinuant des nonces ( 5 juin) ; réponse décourageante des pères. Vaine insistance des nonces : ils se heurtent à une opposition irréductible, notamment de la part de Cesarini (p. 224-229).
III. Accroissement du nombre des pères. La présence des ambassadeurs de plusieurs princes est pour eux un honneur, mais aussi une gêne. Représentations des envoyés bourguignons; plaintes du gouvernement anglais ; les puissances s'entendent pour intervenir dans le sens de la conciliation. La passion des pères triomphe de tous les obstacles. Insuffisance ou impuissance des nonces. Les cardinaux présents à Bàle se font remarquer par leur animosité. Les décrets de la douzième session (13 juillet) menacent le pape de suspension au bout d'un délai de soixante jours. Doutes exprimés en public sur la légitimité d'Eugène IV ; enquête ouverte à ce sujet (p. 229-241).
IV. Inquiétude et isolement du pape. Exhortations que lui adresse Sigismond, après son couronnement. Les cardinaux continuent à déserter la cour de Rome. Vain appel adressé au légat Cesarini par Giordano Orsini, l'un des seuls cardinaux demeurés fidèles à Eugène IV. Formule de rétractation qu'on prétend imposer au saint-père. La bulle Dudum sacrum du 1er août, en partie contredite par la bulle Inscrutabilis. Protestations du cardinal Orsini et du pape contre les décrets de la douzième session ; bulle In arcano (11 septembre) : Eugène est résolu à défendre ses droits (p. 242-252).
V. La prétendue bulle Deus novit (13 septembre 1433) n'est qu'un projet d'encyclique rédigé par l'avocat consistorial Antoine de Roselli ; elle contient une théorie, personnelle à fauteur, sur les pouvoirs respectifs du pape et du concile (p. 252-260).
VI. Dans le Comtat-Venaissin, la substitution, comme vicaire, du cardinal Pierre de Foix à Marc Condolmario change la face des choses : aidé de ses frères, le nouveau vicaire est de force à tenir tête au concile de Bàle et à évincer le cardinal Carillo. Après une campagne rapide et la prise d'Avignon (8 juillet), le parti du pape triomphe sur la rive gauche du Rhône (p. 260-270).
VIL La médiation des puissances à Bàle tend à conjurer les effets des décrets de la douzième session. Intervention conciliante de Charles VII; il désavoue ses premiers ambassadeurs. La contumace du pape est dénoncée dans la treizième session (11 septembre). Démarche des représentants des ducs de Bourgogne et de Savoie. Arrivée de f Em-
pereur à Bàle ; sursis successifs qu'il obtient. Mauvais effet produit par les bulles du pape. La résistance de Sigismond mollit singulièrement. Les nonces répondent de façon timide à l'argumentation véhémente de Cesarini. Les pères profitent des nouveaux délais qu'ils ont accordés au pape pour achever de s'assurer le concours des puissances. Quatorzième session. Les puissances se chargent de porter au pape l'ultimatum du concile. Isolement d'Eugène IV, abandonné même des Vénitiens, ses compatriotes, même du fidèle cardinal Orsini (p. 270-294).
VIII. La guerre dans les États de l'Eglise : révolte de Fortebraccio ; il met en avant une prétendue procuration du concile. Perfides agissements de Philippe-Marie Visconti. François Sforza, d'autre part, envahit et conquiert la Marche d'Ancône. Tentatives sur Forli et clans le duché de Spolète (p. 294-302).
IX. Le pape, aux abois, capitule : la nouvelle bulle Dudum sacrum, du 15 décembre 1433. Comment les défenseurs du saint-siège pourront l'interpréter ; en apparence, elle consacre la défaite de la papauté. Les pères de Bàle triomphent (p. 302-310).
Chapitre quatrième. — La thève entre le pape et le concile (1434-1435)... 311
Le gouvernement de l'Église transporté de Rome à Bàle. Envahissement du concile par les clercs de second ordre. Discipline imposée aux pères. Esprit qui règne à Bàle. On y reconstitue la cour de Rome. Ressources financières rlu concile (p. 311-318).
I. Le concile refuse d'admettre les présidents nommés par Eugène IV, dont la plupart lui sont suspects, ou du moins il cherche à exiger d'eux des garanties qui le rassurent. Résistance de ceux-ci ; doute qu'ils manifestent au sujet de la canonicité des décrets de Constance. Concessions auxquelles ils se laissent amener et serment qu'ils consentent à prêter en leur nom personnel. Dix-septième et dix-huitième sessions (p. 311-331).
II. La perte de la Marche, la révolte de Forli, les conquêtes de Sforza en Ombrie et en Toscane, les dévastations exercées par Fortebraccio autour de Rome ne laissent pas au pape un moment de répit : il se résigne à prendre à sa solde Sforza. Un autre ennemi se déclare, le lieutenant du duc de Milan, Nicolas Piccinino. Soulèvement des Romains (29 mai 1434) ; proclamation de la république. Le pape prisonnier dans son palais du Trastévèr'e. Son évasion ; le peuple lui donne la chasse. Il parvient à Ostie, à Pise, puis à Florence (22 juin). Siège du Chàteau-Saint-Ange (p. 331-349).
III. Responsabilité des pères, témoins impassibles de la ruine du pouvoir temporel. Leur complaisance pour le duc de Milan indigne Sigismond. Philippe-Marie, en même temps qu'il présente son apologie à Bàle, fomente une révolte à Bologne. La cause de la révolution romaine est plaidée devant le concile. Victoire des Milanais sur les troupes du pape. L'intervention tardive du concile n'est pour rien dans le rétablissement de l'autorité'pontificale à Rome (p. 349-362).
IV. Le pape s'efforce de vivre en bonne harmonie avec Bâle, dissimule ou veut oublier les causes de dissentiment qui existent entre lui et les pères: ceux-ci se chargent de l'en faire souvenir. Prétention du concile déjuger en dernier ressort et d'attirer à lui les causes les plus diverses. Il met la main sur certains revenus du saint-siège, nomme un légat a latere. Au sujet de la réforme, il refuse de s'entendre avec Eugène IV, qui a prouvé pourtant qu'il s'y intéressait, La question des élections canoniques devient une autre source de conflits. Décret de la vingt et unième session (9 juin 1435) portant abolition des annates;la cour de Rome ne s'y soumet point; il arrive aux pères eux-mêmes de l'enfreindre (p . 362-378) .
V. La question de l'union des Grecs est un autre sujet de froissement ^ntre le pape et le concile : les pères [ne veulent pas qu'elle s'opère
sans eux et cherchent à persuader aux Grecs de venir à Bàle. Le décret du 7 septembre 1434 ne tient aucun compte des négociations entamées par Eugène et qui sont sur le point d'aboutir. Condescendance du pape ; entêtement des pères ; ils prétendent imposer leurs volontés au pape, ainsi qu'aux Orientaux. Sacrifices où les entraîne le besoin de subvenir aux frais de l'union ; le concile déjà songe à octroyer des indulgences (p. 378-384).
VI. Les pères notifient au pape leurs décrets; leurs envoyés font la leçon au saint-père : réponse évasive d'Eugène IY\ Deux nouveaux légats accrédités à Bâle, Ambroise Traversait et Antoine de San Vito, y trouvent une situation singulièrement tendue. Faute d'instructions, ils gardent d'abord un silence embarrassé, puis communiquent la réponse du pape : Eugène IV repousse les demandes des pères (p. 384-390).
VII. La mission d' Ambroise Traversait sert, du moins, à mieux renseigner le pape sur les dispositions de chacun. Les ennemis irréconciliables du saint-siège : Louis de Teck, l'abbé de Vézelay, Amédée de Talaru, Louis Aleman, etc. Un adversaire qu'on peut gagner : Jean Mauroux. Les serviteurs fidèles : Jean de Torquemada, Martial Formier, Jean Germain, Pierre de Versailles, Jean Berardi, Pierre Donato, etc. Évolution de Cesarini : efforts tentés pour le convertir. Plusieurs autres cardinaux se sont déjà rapprochés du pape. Eugène IV se rend compte que l'entente est impossible entre, lui et le concile de Bâle (p. 391- 398).
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