Copia lettere del Concistoro, n
2. « Quod respondeatur domino Johanni Azel, oratori transmisso ad Gonsistorium per Présidentes Concilii et petenti clomum pro certo prelato, quod non cogitare non possumus quod Papa Senas ad Goncilium non veniat, et, cum stantie deputate sint prout Papa voluit, quod eas non possumus concedere, si per ipsum Dominum nostrum non signifîcaretur, et hoc ne ejus in adventu dicte domus occupate reperiantur. » (Deliherazioni, 336, fol. 41 r°.)
3. V. des décisions prises au sujet de l'entretien de cette bête le 26 octobre, le 6 novembre, etc. Elle avait été confiée aux soins du seigneur Barthélémy, l'Operajo del Duomo, et coûtait fort cher (Deliherazioni, 335, fol. 19 r° ; 336, fol. 6 r° ; 337, fol. 10 v°). Le 23 février 1424, les Siennois n'avaient pas encore réussi à la vendre (ihid., fol. 27 r°).
4. Décision du 1er juillet : « Quod magnifici Domini... provideant eo meliori modo quo ipsis visum fuerit, quod isti qui venient de terris et castris comitatus in quibus est pestis et infecti sunt morbo pestifero non intrent civitatem, ne cives et alios habitatores civitatis Senensis eodem modo contaminarent, unde congre-
chaleurs excessives de l'été de 1423 ne firent qu'aggraver cet état sanitaire, et cela de l'aveu d'un chroniqueur siennois [. Le gouvernement eut beau interdire les sonneries de cloches pour les défunts, enjoindre aux curés de procéder aux funérailles nuitamment et le plus secrètement possible "2 ; il eut beau démentir effrontément les bruits d'épidémie et répéter que, « par la grâce de Dieu, l'air était, à Sienne, d'une pureté « parfaite, ci sia Varia perfectissima, sença alcuna corruptions 3» : l'alarme se répandit jusque dans Rome, et Martin V, ainsi que son entourage, paraissent en avoir été troublés 4.
A ces motifs d'ordre sanitaire s'ajoutèrent des raisons politiques. On oublie trop qu'à cette époque le royaume de Naples était en feu. Alphonse V avait fait arrêter le favori Carracciolo (25 mai 1423). Du parti d'Aragon, la reine Jeanne, naturellement, passa au parti d'Anjou b: elle adopta le duc Louis III, qui n'attendait, à Rome, qu'une occasion favorable. La retraite d'Alphonse en Catalogne (15 octobre) ne rendit pas la paix à l'Italie méridionale : Aversa continua d'être assiégée parBraccio de Montone, condottiere redoutable, qui, déjà maître en partie de l'Ombrie, avait juré de s'emparer de tous les Etats de l'Eglise et de réduire Martin V à dire la messe pour une baïoque G. Au milieu de ces combats et de ces révolutions, le pape, qui veillait à ne
gacioni sacri Concilii aliquod impedimentum intervenire possit » (ibid., 334., fol. 8 r°).