‹ La crise religieuse du XV. siècleChapitre 78 sur 396 · CHOIX DE LA VILLE DE BALE · texte numérisé non relu

CHOIX DE LA VILLE DE BALE

En fixant le siège du prochain synode, présidents et délégués jugèrent utile de protester que le concile, loin de se dissoudre, allait continuer ses travaux et procéder à la réforme. Pure comédie, d'ailleurs, qui ne fit illusion à personne !

Déjà les autorités siennoises, alarmées par la tenue de cette réunion insolite, sur le but de laquelle elles n'avaient pu, disaient-elles, se renseigner l, mais qui, elles n'en doutaient pas, tendait à la dissolution, décidaient de s'opposer de force au départ des pères. A la garde de chacune des portes furent préposés deux bourgeois : ils avaient défense de laisser sortir aucun étranger non muni d'un laissez-passer du consistoire 2. Pour justifier cette contrainte, on alléguait de méchants prétextes : le besoin de s'assurer que les suppôts ne partaient pas sans la permission du concile ; l'intérêt des fournisseurs et des propriétaires qui craignaient d'être lésés. La vérité est qu'on voulait mettre obstacle à la dissolution. Les Siennois déclaraient entre eux que la fixation du lieu de Bâle manquait de valeur juridique, et ils parlaient de « conjurer les scandales qu'une telle tentative « pouvait produire en l'Eglise de Dieu 3 » .

que la conduite des Bâlois répondrait à son espoir. Il les exhortait principalement à se bien comporter à l'égard de Rome et du clergé ; c'était le meilleur moyen, disait-il, d'assurer le succès du concile : « Homines reddetis propter bonas actiones vestras ad veniendum ad ipsum Concilium promptiores. » (Arch. du Vat., Reg. 359, fol. 177 r°.)

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