J.IIaller, I, 2ô'j ; II
<jrAin|i/.ll \|i; sk.ssiOn 21JI
leur attira, do la part de Sigismoiul, cette aj)ostroplie indignée : « Comment êtes-vous donc entrés ici, n avant point la rohe iiiip- « tiale? »
Quant à riMiipereui', il n avait point de ces hésitations. Sa conversion était de celles dont le concile avait le plus lieu de s'enorgueillir. Le monar({ue avait totalement perdu le souvenir de ses épanchements di' Uonie et de ses promesses de médiation; il ne se rappelait même plus que, quinze jours auparavant, il avait déclaré vouloir (( mourir avec le pape ». Eugène IV, à ses yeux, n'était qu'un entêté. En cas de refus persistant, Sigismond comptait bien l'abandonner à son sort, s'en remettant au concile du soin de régler l'avenir ' . Li' 7 novembre, il écrività ce pontife, qu il se vantait d'avoir servi comme son père : « (^ue de fautes commises ! Pour- « quoi ne s'en être pas tenu à la formule de Cesarini ? Pourquoi ces « actes postérieurs aux entretiens du mois d'août? Enfin, grâce « aux elVorts réunis de l'Empereur, des Electeurs, des Vénitiens, « on était, non sans peine, arrivé à de saintes et honnêtes con- « clusions, que le souverain pontife était supplié d'approuver"^! »
Ces « saintes conclusions » tirent l'objet du décret de la quatorzième session. Sigismond, à gauche de l'autel, revêtu de la dalmatique et de la chape, coill'é du diadème par-dessus la mitre blanche et ayant devant lui, portés par les barons, le sceptre, le globe et l'épée, semblait donner aux décisions des pères la consécration impériale. 11 ne s'était même pas borné à un acte de présence : il avait dissuadé les nonces de venir troubler l'auguste cérémonie par une protestation vaine. Cette dernière ne fut lue que devant le président et une fois la séance levée.
Le décret du 7 novembre, en accordant au pape le sursis de trois mois, lui imposait l'obligation d'annuler ses deux bulles Inscrutainlis et In arcano et l'encyclique Deus novif, d'une