‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 186 sur 257 · Monum. Conc/L, II · texte numérisé non relu

Monum. Conc/L, II

2. Ils y parvinrent vers cette date (Cron. dei G/vT:i<-mî, Archii\ .s/or. iialiano,

XVI, I, 1850, p. 377).

3. Bibl. Laurent., plut. wi. ms. 13. fol. S2 r" : .\/)i;*/i.s.s. collccl .. \ III. 106.

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ni sul)si(lc.s pour hàlcr ce \ ..va-v (U- ri-'.iniH'reiir à BAle (ni'.llr ponsail devuir lounu-i- à ravanla^c du papi- '. Loii- Icnii.s dli' avait repoussé de liK^uii inaussado les ouvrrluns des lu-rcs. se plaignant du mauvais accueil (juils faisaient ii ses prélats, du sernuMil c[u'ils imposaient aux nouveaux membres du concde, du pou (U' lil)erté dont on jouissait à Bàle et de la cohue (ju'on V coudoyait. Les bons arbres, disait-elle, se reconnaissent à leurs fruits : or, le concile ne paraît tendre qu'au renouvellement du schisme. Elle avait, par des menaces, cherché à éloig-ner le car.linal Correr de Bàle et ne s"était décidée qu a la dernière extrémité il V envoyer une ambassade elle-même >. La plupart des prélats vénitiens prétextèrent une indisposition pour se dispenser de paraître à la session du 7 novembre. Et cependant le désir même de sauver la tiare de Condolmarîo amena la république à se charg-er de la mission d'arracher au pontife les concessions suprêmes.

A deux reprises déjà le doge avait exhorté Eugène à céder tout '. C'est ce que lui répéta, avec plus de force encore, l'ambassadeur Donato, en le mettant au courant des derniers événements, en plaçant sous ses yeux des lettres de l'Empereur et de plusieurs cardinaux, en ouvrant devant lui la double perspective d'un règne paisible, dans un cas, d'un abandon général, dans l'autre. Il lui fallait se rendre enfin au vceu de l'univers '.

L'isolement du pape n'eût pas été complet si les cardinaux présents à Rome, et jusqu'à son (idèle Giordano Orsini, après avoir fait rédiger un projet d'appel aux princes et de réquisitoire contre les pères \ n'eussent reconnu eux-mêmes l'inanité de

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