‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 256 sur 257 · Chapitre premier. — Martin V et le concile de Sienne (lil8-143l · texte numérisé non relu

Chapitre premier. — Martin V et le concile de Sienne (lil8-143l

Affaires diverses qui s'imposent à latlonlion de Martin ^'au lendemain de la dissolution du concile de Constance (p. 1-2).

I. Sentiments avec lesquels Martin V envisage l'obligation de réunir, à date fixe, un nouveau concile. Conseils qu'il reçoit d'un de ses cardinaux. Il regrette le choix de Pavie, ayant de justes raisons de se méfier du duc de Milan, mais ne laisse pas de maintenir le rendez-vous donné dans cette ville, en dépit de certaines hésitations. Bulle du 22 février 1423 chargeant quatre légats de présider U' concile et leur donnant aussi le pouvoir de le transférer ou de le dissoudre (p. 3-9).

II. Ouverture du concile de Pavie (23 avril 1423\ qu'une épidémie oblige presque aussitôt à transférer. Les pères s'en remettent aux présidents du soin de choisir une autre ville italienne. 'Les présidents désignent Sienne, mais laissent le concile décréter lui-même la translation. Le pape s'enq)resse de la ratifier (p. 9-14).

III. Martin \' annonce l'intention de se rendre lui-même à Sienne.

Le Pape et le Concile. 26

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Joio dos Sionnois, mêlée de ([lu'liiiu' iii(|uiéliido. Us souscrivent sivii s dil'lieullé à la plupart des coudilions du siiiiit-sièo-e, hésiteul pourtant ;i accepter deux articles secrets qui aclirvcraieiit de rendre le pape maître de la situation. MécontenlenuM»! des i)ères : ils exigent des garanties pour leur indépendance. Les Siennois leur donnent salisi'action, non pas en cachette du saint-sièye, mais après entente avec les lé<^ats. Rien n'indique encore chez ces derniers le désir de dissoudre le concile

(p. i:;-2fi .

IV. Jusqu'à la tiii de l'année ['ti'-i, on attend, à Sienne, l arrivée du pape. Raisons d'ordre sanitaire ou d'ordiv |)()lilique qui ont jiu d'al)ord retarder le voyapi' de Martin V. Circonstances (jui dui'ent, vers le mois de décembre, modifier ses dispositions ti l'éyard du concile : inquiétant programme de réformes mis en avant par la « nation française » ; intrigues nouées avec les Siennois par le roi d'Aragon ; résistance des autorités siennoises aux désirs des légats ; ceux-ci n'ont point la liberté d'agir contre certains personnages suspects (p. 27-41).

"V. Les légats ne dissimulent plus, mais affirment nettement leur tlessein de dissoudre le concile. Consternation des Siennois : ils recourent tour à tour aux prières, aux représentations et aux menaces, en reviennent aux moyens de douceur, adressent vainement au pape une lettre éplorée. Les légats cependant restent sur la défensive, se bornent à provoquer une prédication tendancieuse et à semer la division parmi les pères : scission de la ■< nation française ». Malgré la protestation d'un certain nombre de Français, les pères, pour la plupart, se résignent à la dissolution. Les Siennois, au contraire, luttent désespérément, tâchent de procurer au synode des recrues, s'efforcent dise concilier l'appui des Florentins, ne réussissent qu'à s'attirer, de la part de Martin V, les menaces et les reproches les plus mortifiants (p. 41-o;i).

VI. L'arrivée à Sienne de l'archevêque de Rouen et de la délégation de l'Université de Paris ne fait que précipiter les événements. La ville de Bàle est désignée comme siège du prochain concile. Les Siennois qui avaient ordonné la fermeture de leurs portes, sont obligés de les rouvrir. La dispersion commence. Les plus ardents parmi les Français renouvellent leur protestation ; les Siennois redoublent leurs efforts, déjoués encore par l'inébranlable fermeté de Martin V (p. 55-66).

YII. Fuite des légats (7 mars 1424) et dissolution du concUe. Violente protestation, qui reste sans écho. Résignation des Siennois eux-mêmes ; ils se bornent à réclamer une bulle solennelle rédigée de manière à sauvegarder le bon renom de la république; cette satisfaction leur est refusée. Le saint-siège, au contraire, incrimine 'les agissements des Siennois afin de justifier la dissolution du concile. La réconciliation de Martin Vet de Sienne (p. 66-76).

VIII. Avortement du concile de Sienne. Le pape est le véritable -auteur de la dissolution ; craintes auxquelles il a cédé vraisemblablement.

Responsabilité des souverains et du clergé ; petit nombre des pères ; complaisance résignée de la plupart d'entre eux (p. 76-80).

IX. Le saint-siège continue à s'occuper de réformes : constitution du

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i:? avril 142."». Le pape est mis en (leini'ure d'avaiiCL'i' la réunion du prochain concile : démarclies plus ou moins sincères el dt'sinléressées du roi des Romains, du ■,'ouvernemenl an^dais, du duc de Milan, de l'L'niversilé d»- Paris ; manifeste île d»'ux princes allemands. Pouvoirs rlu cardinal Cesarini, dési-né par l.nlles du l"--" février li.U comme président du concile de Bàle |i. SO-'M .

Mort de Martin \'. \'cini à un moment criti<pie. ce i)ape a voulu et a su sauvefîarder les préro^jatives du saint-sièye. Le danger a été recule : il n'en demeure pas moins menaçant [>. fll-93).

Chapitrk dklxièmi:. — Elokm; W i:t le concilf: di; Bai.f:.

Phemii:ii ntNFi.iT I t3 1 -r Éviui:n I i33) *-*-J

Éleclion dEu',à'ne IV :{ mars l+.il). Son passé ; son caractère Ip. 9H-

I. Dispositions du nouveau papek légard des conciles. Dispositions des cardinaux : la capitulation de 1431. La tenue du concile de Bàle semble remise en question |). 98-101).

II. Toute latlention de la chrétienté et du légat Cesarini est concentrée, à ce moment, sur la guerre de Bohème. De son côté, Eugène doit se défendre contre le soulèvement des Colonna : la guerre dans Rome ou aux portes de Rome ; la trahison de Jacques Caldora (p. lOl-l H» .

III. La maladie du jiape. La guerre austro-bourguignonne a pour théâtre une région toute voisine de Bàle. Dans ces conditions, il parait difficile ([ue le concile puisse avoir lieu, étant donné surtout le nombre infime des ecclésiastiques qui se sont déplacés pour venir au rendezvous de Bàle. Cesarini pourtant fait ouvrir le concile (23 juillet 1431), puis, après léciiec de la campagne de Bohême, se met en devoir de le présider (p. 110-1 18;.

IV. Jean Beaupère est envoyé en ambassade auprès du pape : la façon dont ce docteur s'acquitte de sa mission contribue sans doute à augmenter le découragement d'Eugène. Le pai)e se décide à dissoudre le concile de Bàle en convoquant un autre concile, dans les dix-huit mois, à Bologne et en désignant Avignon aux pères comme lieu de rendezvous à l'expiration delà périodedécennale i2novembreV Le sacré collège, consulté, donne son assentiment ; opposition de plusieurs cardinaux. A la nouvelle (|ue les pères de Bàle ont adressé une convocation aux Hussites, Eugène IV, alarmé, publie en consistoire (18 décembre) un ordre formel de dissoudre le concile actuel p. 118-129;.

V. Daniel de Rampi, évêque de Parenzo, secondé par Jean Ceparelli >U- i'rato, donne connaissance aux pères de Bàle des bulles du 12 novembre et public la dissolution. Explosion de colères; éloipientes objurgations du légat : les motifs invoipu's par Eugène n'ont jamais eu de fondement réel, ou bien ont cessé d'exister. Les pères se révoltent contre la décision pontificale, s'adressent aux puissances, proclament leur supériorité, reçoivent de divers côtés des encouragements. L arrivée de la bulle du 18 décembre amène Cesarini à résigner ses fonctions de président. Le concile répond à la bulle d'Eugène par un décret

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