Ibid., 1, iHi
liisi'usmu.Ns i/i;L(ii:M-; iv 99
matio conciliaire, l^u^'-ône IV se sentait sans doute plus à l'aise que son prédécesseur. Rien de compromettant dans son passé ne le g-ènait à cet égard : il n'avait pas, comme Othon Colonna, abandonné Gréji^oire XII. salué, en temps de schisme, l'autorité conciliaire, ni participé de sa personne à la déposition de deux papes. A C^onstance. où il n'apparut pas avant l'automne de 1415 ', son incorporation tardive n"impli([uait en aucune manière la reconnaissance des décrets de la quatrième et de la cinquième session. Au besoin il eût dit alors, comme Gréfi^oire XII, son oncle, qu'il n'attribuait de valeur qu'aux actes futurs de l'assemblée "-. Quant aux articles de la capitulation de Narbonne, au bas desquels, en til(i, il apposa sa signature'*, ce n'était que la déclaration de la supériorité du concile par rapport à Benoît XIII, aveu ([ui, pour un italien partisan de Grégoire, n'avait rien de pénible ni d'embarrassant.
Par lui-même, le choix de Condolmario. n'indique donc pas très nettement, de la part du sacré collège, l'intention d'orienter dans tel ou tel sens la politi([ue du nouveau règne.
In autre indice fait mieux connaître l'état d'esprit des cardinaux. Las du joug un peu dur cjue faisait peser sur eux la main de fer de Martin V ^, impatients de s'alfranchir, désireux dégoûter à la léalité du pouvoir, ils se lièrent entre eux, dès l'entrée en conclave, par une de ces capitulations dont l'époque précédente avait fourni divers exemples. Chacun d'entre eux jura — Condolmario comme les autres — que, s'il devenait pape, il s'en rapporterait à la majorité du sacré collègedusoin de fixer le moment et le lieu de la célébration du concile. Il était bien question d'y opérer la réforme, mais seulement celle du clergé, des ordres militaires et des la"i(|ues : cjuant à la réforme du saint-siège ou de la cour de