‹ La critique de la raison pure. Tome premierChapitre 31 sur 72 · POUR BÉGOUVRIR LES CONCEPTS PURS DE L'ENTENDEMENT · texte numérisé non relu

POUR BÉGOUVRIR LES CONCEPTS PURS DE L'ENTENDEMENT

SECTION I

De l'usage logique de rentendement en général.

L'entendement a été défini plus haut d'une ma-

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nlèré purement négative : Une ftUultê dd cionîîàîtM non Sensible. Or, comme nous ne pouvdûâ avoir aUcune intuition indépendamment de la bensibititê, l'entendement n'est donc point une faculté intuitive. Mais, 6lâ l'intuition^ 11 n'y a pas d'autt'é nianiêre de eonnattre que pat eoadepts.Par conséquent laconnaittance de toute Intelligence , du moins de toute intelligence humaine, est une connaissance par cdnceptâ, non intuitive, mais discursive [générale]. Toutes les intuitions, comme sensibles, reposent sut* des affections, et les concepts par conséquent sur des fonctions. J'entends par fonctions^ l'unité d'action nécessaire pour ordonner différentes représentations et en faire une représentation commune. Les C9ncfipt.fj j £nt donc pour base la spontanéité de la pensée, comme \les intuitions sensibles la réceptivité des impressions. i)r, l'entendement ne peut faire d'autre usage de ces concepts que de juger par leur moyen. Et comme l'intuition est la seule représentation qui ait immédiatement un objet, jamais donc un concept ne serapporte immédiatement à un objet, mais bien à quelque autre représentation de cet objet (qu'elle soit une intuition, ou déjà même un concept). Le jugement Q^i donc la connaissance médiate d'un objet, par conséquent la représentation d'une représentation de cet objet. Dans tout jugement est un concept applicable à plusieurs choses, et qui, sous cette pluralité, comprend aussi une représentation donnée,

laquelle 6e rapporte immédiatement à Tobjet. Ainsi danâ le jugement : Tous leè corps sont divisibles, le concept divisible convient à différents autres concepts j parmi lesquels le concept de corps est celui auquel il se rapporte ici particulièrement. Mais ce concept ' de corps i à son tour, est relatif à certains phénomènes que nous avons sous les yeux. Ces objets sont donc médiatement représentés par le concept de divisibilité. Tous les jugements sont donc des fonctions de l'unité dans nos représentations, puisqu'au lieu d'une représentation immédiate , une autre plus élevée, et qui contient celle-ci, avec beaucoup d'autres, sert à la connaissance de l'objet, et qu'ainsi un grand nombre de connaissc^nces possibles sont ramenées à une seule. Mais nous pouvons réduire toutes les opérations de Tentendement au jugement, en sorte que V entendement en général peut être représenté comme une faculté déjuger. Car d'après ce qui précède, c'est la faculté de penser. La pensée est la connaissance par Concepts. Mais les concepts^ comme attributs de jugements possibles, se rapportent à unp représentation quelconque d'un objet encore indéterminé. Ainsi , le concept de corps signifie quelque chose (v. g. un métal) qui peut être connu par ce concept. Ce concept n'est donc tel que parce qu'il contient en lui d'autres représentations au moyen desquelles il peut se rapporter à des objets. Il est donc Taltribut d'un jugement possible, v. g. de celui-ci .-Tout métal

est un corps. Les fonctions de l'entendement pourraient donc être toutes découvertes, s'il était possible d'exposer avec certitude les fonctions de l'unité dans le jugement. La section suivante fera voir que c'est chose très-facile.

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