‹ La Critique Et La Religion Chez David HumeChapitre 1 sur 38 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Cette étude, entreprise dans le désir de comprendre l'attitude, si discutée, de Hume à l’égard du problème religieux, pense apporter les résultats suivants : Hume s’est préoccupé tout particulièrement de ce problème qui est, sinon le problème essentiel, du moins l’un des problèmes capitaux qu’il a tenté de résoudre; il s’est arrêté non au septicisme total, mais à un humanisme qui, à côté de la science, laisse une place à la croyance; par là, il s’est opposé à tous les rationalistes de son époque, déistes ou théologiens et il annonçait le pragmatisme contemporain.

J'ai utilisé de même tous les écrits de Hume, bien que celui-ci ait cru devoir désavouer le Traité de la Nature humaine et qu’il ait retiré de la publication les deux Essais sur le Suicide et l’Immortalité de l’âme. La philosophie de Hume n’a pas varié sensiblement du Traité aux Dialogues, comme il l’a reconnu lui-même dans son autobiographie et dans sa correspondance : il était donc permis de choisir les citations dans l’œuvre tout entière du philosophe.

J'ai d'autre part été obligé d’étendre au-delà des limites que je m'étais fixées la deuxième partie du premier chapitre; Hume s'oppose au rationalisme sous toutes ses formes; pour le montrer, je devais ou surcharger de notes tout le second chapitre ou grouper tous les renseignements dans une étude préliminaire et camper les silhouettes des capitaines des déistes et des orthodoxes. J’ai préféré cette seconde méthode qui avait l’avantage de rétablir l’atmosphère intellectuelle où grandit Hume. |

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