CONCLUSIONS GÉNÉRALES
De 1830 à 1886, la plupart et les mieux doués des lettrés français ont accusé fortement ou faiblement une prédominance d'idées verbales sur les idées réelles ; les liseurs : une prédominance semblable moins accusée, atteignant spécialement la jeunesse ; les auditeurs théâtrals : une atonie ei une infériorité mentale générale, marquée par un irréalisme, «ne inexpérience et une irréflexion complètes, accompagnées d'une prédilection sensible pour les moyens d'émotion purement sensuels ; les décors, les costumes, la sonorité des mots.
Les liseurs peuple : un verbalisme exalté, se traduisant par un idéalisme optimiste vague et humanitaire, mais impratique et non résultant de l'expérience ; peuple idéologue.
Ces faits psychologiques sont nationaux. Il serait facile d^en faire la démonstration par les faits sociaux et historiques de l'époque
contemporaine ; ils se sont traduits notamment par l'incapacité politique du peuple ouvrier; par l'abaissement intellectuel des classes aisées ; par le romantisme plus ou moins accusé de toute la littérature française notable actuelle.
1° Synthèse artistique éparse dans les analyses ;
2° Synthèse biographique finale ;
3° Synthèse sociologique : le groupe romantique; le groupe des romantisants; phénomènes généraux du verbalisme national.
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