‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 39 sur 101 · ld„ I. c, p · texte numérisé non relu

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54 l'inviolabilité des traités.

la Croatie au delà de Dubica, de Paskovica et d'Ostoroscin 1 .

On sait par l'histoire de quelle manière perfide l'Autriche rompit la paix de Passarowitz, si perfidement conclue ; mais cette rupture ne lui porta pas. bonheur. Nonobstant les protestations de Joseph Eszterhazy, ban de la Croatie, le commandement suprême des troupes nationales fut confié au prince de Hildburgshausen. Il était ordonné à cet Allemand d'envahir la Bosnie ; et Joseph Eszterhazy devait le soutenir avec dix mille Croates (août 1737). Mais ce dernier, blessé dans son honneur et dans sa dignité nationale, bien loin de le secourir près de Banjaluka, où il fut attaqué avec ses troupes allemandes, le laissa battre et ne bougea pas de l'intérieur de la Croatie* où il retint ses braves Croates 2 . Tous les commandants allemands n'eurent pas meilleure chance en Hongrie, en Transylvanie et en Valachie. En 1739, les Autrichiens, battus sur tous les points, furent obligés de céder aux Turcs, en signant la paix honteuse de Belgrade, toute la partie de la Bosnie que les Croates avaient tant de fois rachetée avec leur sang. Les mêmes scènes reparurent sur le même théâtre, en 1787 ; les chrétiens étaient mis en déroute partout, excepté en Croatie, où les Turcs subirent une terrible défaite, qui fut suivie de la prise de Dre/ni k 8 .

Encore une fois, tout semblait perdu, pourtant, lorsque le roi Joseph II, empereur d'Allemagne, se ressouvint du général Laudon, la terreur des Turcs avec ses Croates, pour le mettre à la tête des forces nationales. Dès ce moment, la situation changea ; et l'issue de la campagne ne fut plus douteuse. La forteresse de Dubica, qui avait résisté à deux assauts consécutifs, fut remportée en quelques jours. Plus tard, en juillet 1789, Laudon, à la tête de ses braves Croates, alla s'emparer de Berbir, dans la Croatie turque , et ce héros devint bientôt

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