XVIII PLAN DE L'OUVRAGE
strophe. La nation croate en a fait, hélas! une bien cruelle expérience; car les liens politiques qui Vont unie, pendant sept siècles, avec la nation magyare, dans la personne d'un roi commun, ayant été mal compris, mal interprétés ou complètement ignorés, il en est résulté pour ces deux États libres et distincts une communauté de servitude contre laquelle ils essaient vainement de réagir aujourd'hui. En abordant cette matière délicate, nous avons dû tenir compte de ces efforts tentés par les généreux Hongrois et réserver toute notre indignation contre ceux d'entre eux qui ne craignent pas de prêter la main à l'Autriche en écrivant des brochures ayant pour titre : Garantien der Einlieit Oslerreichs; et contre ceux qui, soit dans l'exil, soit esclaves de l'Autriche depuis dix ans, dans leur propre patrie, n'en continuent pas moins de répandre l'erreur de vive voix ou par écrit, et de porter ainsi une atteinte morale aux droits imprescriptibles de la nation croate.
Dans la troisième partie, consacrée à montrer comment les Croates ont rempli tous leurs devoirs envers lamaison d'Autriche, nous faisons un appel direct à l'Europe, qui forme de nos jours une sorte de tribunal suprême, où les causes politiques et nationales peuvent être jugées d'après le droit public existant, et dont les arrêts peuvent, au besoin, être imposés par la force. En agissant ainsi, nous prouvons hautement que les tendances de la Croatie , toujours conservatrice, ne sauraient avoir un caractère révolutionnaire ; mais nous prouvons surtout qu'il y va de l'honneur de la monarchie européenne et du principe monarchique lui-même impunément dénaturé, compromis et vicié par tous les actes de l'Autriche.
Les deux Appendices, que nos lecteurs trouveront à la fin de cet ouvrage, renferment les témoignages authentiques des diverses assertions produites dans chacune des trois parties qui le composent.
Ceci est donc un livre de bonne foi, de justice et de légalité. Nous tenions à le publier dans la capitale de cette France