HÉLÈNE
Pardon, ma mère, mais il me semblait... je croyais
que lorsqu'on avait vécu plusieurs années ensemble, la séparation devait être moins douloureuse.
LA BARONNE
Eh bien ! c’est ce qui vous trompe, ma fille; on sait du moins ce que l’on perd... D'ailleurs cet homme n’est pas digne de vos regrets. Il ne vous aime pas.
HÉLÈNE O ma mère!
LA BARONNE
Il ne peut pas vous aimer! un ferrailleur, un tranchemontagnes qui ne rêve que tournois et combats... Oh! je ne me pardonnerais jamais d’avoir consenti à cette union... Enfin vous êtes sa femme ; mais s’il faut qu'il vienne un jour vous arracher de mes bras, je tâcherai du moins que ce soit le plus tard possible.