‹ La croisade des damesChapitre 10 sur 38 · HÉLÈNE · texte numérisé non relu

HÉLÈNE

Pardon, ma mère, mais il me semblait... je croyais

que lorsqu'on avait vécu plusieurs années ensemble, la séparation devait être moins douloureuse.

LA BARONNE

Eh bien ! c’est ce qui vous trompe, ma fille; on sait du moins ce que l’on perd... D'ailleurs cet homme n’est pas digne de vos regrets. Il ne vous aime pas.

HÉLÈNE O ma mère!

LA BARONNE

Il ne peut pas vous aimer! un ferrailleur, un tranchemontagnes qui ne rêve que tournois et combats... Oh! je ne me pardonnerais jamais d’avoir consenti à cette union... Enfin vous êtes sa femme ; mais s’il faut qu'il vienne un jour vous arracher de mes bras, je tâcherai du moins que ce soit le plus tard possible.

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