SCÈNE ÏV
Les mêmes, KALT, FRICK, en uniforme*, un soldat de la garde Urbaine.
KALT, à Frick et au soldat.
Halte ! front!., nous y voilà !..
LE BARON
Le diable m'emporte, c'est lui qui commande la manœuvre.
FRICK
C'est qu'il s'y entend mieux que nous, c'est son métier... nous, nous n'exerçons qu'en amateurs.
Comment se fait- il, mon pauvre Kalt?
• LE BARON
Silence, capitaine... c'est à moi de l'interroger... réponds, coquin, pourquoi t'a-t-on arrêté?
KALT
Faites excuse, mon général, ce n'est pas eux qui m'ont pris... c'est moi qui les tiens.
CASIMIR
C'est ma foi vrai !..
LE BARON
Que signifie?..
KALT
Voyant qu'il nous était interdit d'entrer dans la ville, comme j'avais à vous parler ainsi qu'à mon capitaine... j'ai prié mon ami Frick... qui était de service à la barrière de me mettre la main sur le collet... il m'a refusé, lui... un camarade d'enfance... fi!..
FRICK
Mais c'est justement à cause de ça.
•Le baron, Frick, Kalt, Un Soldat, Casimir. {Kalt entre Us deux soldats, dont il tient les deux yoings, oiyi>p tiques sur »a poitrine.)
Alors je l'ai empoigné... ainsi que son collègue et je les ai amenés jusqu'ici tous les deux... voila comment ils m'ont arrêté.
Voyons, drôle, parle, que me veux-tu ?
KALT
Pardon, général, les camarades ont affaire au poste, si vous voulez me permettre de les lâcher.
LE BARON
Parbleu ! cela va sans dire.
KALT, les lâchant.
Allez, mes braves, votre prisonnier vous donne la clé des champs.
LE BARON, levant sa canne sur Frick et son compagnon.
Mauvais soldats... vous mériteriez de faire connaissance avec ma canne.
FRICK, s' esquivant.
Merci, général, nous sommes déjà intimes. {Il sort avec le soldat par le fond à droite )
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