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cartilage de conjugaison ; de même, à cet âge, le basi-occipital est encore isolé par deux cartilages de conjugaison des ex-occipitaux qui le prolongent latéralement sur les côtés de la cavité cranienne (#ig. 461121).
Vu par sa face endocranienne, le basi-occipital a la forme d'un hexagone irrégulier; le bord antérieur répond au bord postérieur du basi-sphénoïde; le bord postérieur mousse et légèrement concave en arrière est libre et forme le bord inférieur du trou occipital. Des quatre bords latéraux, deux sont antérieurs et deux postérieurs. C’est par les bords postérieurs et latéraux que se fait l'union entre le basi-occipital et les deux occipitaux.
Les bords antérieurs et latéraux, obliques d’arrière en avant et de dedans en dehors, sont libres.
Le bord postérieur de l'aile temporale du sphénoïde, d’une part, le bord antérieur latéral du basi-occipital, prolongé en arrière et en dehors par le bord antérieur de l’ex-occipital, d'autre part, interceptent, sur les côtés de la cavité cranienne, un vaste espace angulaire, ouvert en arrière et en haut, dans lequel vient se loger la pyramide pétreuse de l’os temporal (fig. 16 17]), doublée inférieurement par la partie supérieure et interne de la bulle tympanique.
L’oblitération de cet espace est incomplète ; il persiste entre ces divers os une fente irrégulière : l'hiatus sphéno-temporo-occipital (fig. 16 |17]), qui est converti à l'état frais par un pont fibreux en deux orifices secondaires : l’un antérieur et inférieur, destiné au passage de l'artère carotide interne, c’est le trou déchiré antérieur; l'autre, postérieur et supérieur, où s'engagent les nerfs du groupe du vague, c’est le trou déchiré postérieur.
La paroi cranienne est complétée par les os suivants : les deux ex-occipitaux, l’écaille occipitale, les deux pariétaux, les deux frontaux.
Les deux ex-occipitaux et l'écaille occipitale forment, avec le basi-occipital, un os unique chez l’adulte ; l'écaille occipitale est elle-même une formation complexe résultant de la fusion d’une
partie cartilagineuse, le supra-occipital avec un os de membrane, l'interpariétal.
Les deux ex-occipitaux (#g. 16 [9], fig. 18 [9], fig. 19 [8], fig. 75) constituent, par leur face endocranienne, les parois latérales et supérieure du trou occipital. Chacun d’eux a la forme générale d’un croissant à concavité interne. Par sa branche supérieure l’ex-occipital, d’un côté, s’unit à celui du côté opposé pour fermer dorsalement le trou occipital. Un cartilage
Fic. 20. — Voüte du crâne d’un Agneau de trois semaines. Grandeur nature. Vue par la face endocranienne.
1-1 Frontal. 2 Pariétal. 3 Ecaille occipitale. 4 Suture interfrontale.
5 Suture interpariétale. 7 Crête d’empreinte de l’ali-sphénoïde à la
face externe de la portion inférieure du pariétal. 8 Crête d’empreinte
du squamosal à la face externe de la portion inférieure du pariétal.
de conjugaison sagittal, encore présent à la naissance, solidarise les déux os à ce niveau (fig. 16 [13], fig. 09). La branche inférieure de l’ex-occipital vient s'unir au bord postérieur latéral correspondant du basi-occipital. Chez l'adulte, le cartilage de
conjugaison interposé entre ces deux parties osseuses à disparu, mais, à la naissance, il marque encore leurs limites respectives (fig. 16 (121, fig. 75).
La voûte cranienne est complétée par l’écaille occipitale, qui prolonge en haut et en avant les bords supérieurs des deux ex-occipitaux. C'est un os aplati, de forme irrégulièrement pentagonale, dont le bord supérieur horizontal se fond, chez l'adulte, avec le bord supérieur des deux ex-occipitaux; à la naissance, un cartilage de conjugaison horizontal réunit encore ces deux formations osseuses (fig. 18 [16], fig. 19 [161 fig. 69).
Par ses deux côtés antérieurs et supérieurs, l’écaille s'unit par une suture aux deux bords postérieurs des pariétaux (fig. 18 [13], fig. 19 [15|); l'angle antérieur et supérieur de l'écaille occipitale répond à l'extrémité postérieure de la suture interpariétale. Il en résulte la formation de la suture lambdoïde bien visible sur les jeunes crânes, mais absente chez l'adulte, par suite de la disparition complète et précoce de la suture interpariétale.
Les bords postérieurs externes de l’écaille sont courts et épais: ils marquent, sur l’os adulte, la coudure postérieure de l’écaille occipitale et se mettent en relation avec l’angle formé par l'union de la portion pétreuse et de la portion squameuse du temporal (fig. 18, fig. 19).
Les pariétaux, larges et minces, sont deux lames fortement incurvées (fig. 18 [6], fig. 19 [3]). Dans chacune d'elles on peut distinguer deux parties : une supérieure, presque plane, qui répond à la région de la voûte proprement dite, une inférieure se courbant latéralement en dedans, en avant et en bas, ferme la cavité cranienne sur ses faces latérales.
On peut décrire à chaque pariétal un bord supérieur, un bord postérieur, un bord antérieur, un bord inférieur.
Le bord supérieur répond à la ligne médiane sagittale et s’unit, comme nous l'avons déjà vu, avec le bord correspondant du cÔL6 opposé, par une suture à direction antéro-postérieure faiblement dentelée et de disparition précoce (#g. 18 [14], fig. 19[11]).
Le bord antérieur est sinueux ; transversal dans la région de la voûte, il s'incurve fortement pour se porter, latéralement et en
avant, sur les côtés du crâne; il s’unit, par suture, sur la plus grande partie de son étendue avec le bord postérieur du frontal (Ag. 18 1131).
Le bord antérieur se continue avec le bord inférieur, en décrivant un angle à sommet supérieur qui vient combler l’espace résultant de la jonction de la petite aile du sphénoïde avec l’angle antéro-externe de la grande aile de cet os.
Le bord inférieur du pariétal et la région de la face externe de l'os, surmontant immédiatement ce bord, ne s’aperçoivent pas à la face extérieure du crâne, car ils sont recouverts, comme nous l'avons vu, par la portion la plus élevée de l’écaille temporale.
Nous avons indiqué plus haut comment le pariétal glissant en dedans du squamosal, puis de l’ali-sphénoïde, limite directement la cavité cranienne dans cette région (#g. 17).
Dans sa partie postérieure, la région recouverte du pariétal s'étend jusqu’à la portion pétreuse du temporal contre laquelle elle vient s’appuyer, et contribue à former, à ce niveau, la paroi du confluent pariéto-temporal.
Par son bord postérieur, le pariétal s'unit par suture au bord antérieur et supérieur correspondant de l’écaille occipitale. L'union du bord postérieur et du bord inférieur du pariétal vient combler l’espace limité par l’écaille occipitale et la portion pétreuse du temporal ({q. 18 [15], fig. 19 [15|).
Le frontal ferme la cavité cranienne, en s’unissant en dedans avec le frontal du côté opposé et en arrière avec le pariétal. Sur les côtés, il complète la paroi cranienne en donnant un point d'appui à l’aile orbitaire du sphénoïde {#g. 72), qu'il reçoit dans une profonde mortaise de sa face interne.
Par son apophyse orbitaire interne, le frontal comble l’espace compris entre l'aile orbitaire du sphénoïde et la lame criblée de l’ethmoïde.
En avant, enfin, le frontal par son union avec la face antérieure de l’ethmoïde achève de fermer la cavité cranienne en assurant à ce niveau la jonction de la voûte et de la base {#g. 22, fig. 20,
fig. 27).
B) Le chondrocrâne. — Le crâne osseux est précédé dans son développement par des formalions cartilagineuses dont l’ensemble constitue le crâne cartilagineux ou chondrocräne.
La destinée du chondrocrâne est des plus variables suivant les régions considérées. Certaines de ses parties disparaissent sans laisser de traces; d’autres sont envahies par des points d'ossification dont l’évolution aboutit, en définitive, à la formation de pièces osseuses distinctes. Chez le Mouton, le chondrocrâne nous a paru atteindre son plein développement vers le stade de 40 millimètres.
La description que nous donnons se rapporte à un fœtus de cette taille. Nous n’envisagerons, ici, que les points nécessaires
HR ordilaire
} partétale
Tectum porterius
Fic. 21. — Chondrocrâne d'un fœtus de Mouton de 4 centimètres. Gr. : 10 D.
Reconstruction graphique par projection plane à l'appareil d‘Edinger de coupes serrées du crâne.
pour comprendre la marche du développement des parties osseuses qui assureront plus tard la limitation de la cavité cranienne (fig. 21).
Avec les auteurs modernes, BARDEEN (1), GauPrp (2) par exemple,
(1) Barosex (Ch.), Development of the skeleton and of the connective tissues ; in Keiec (F.) and Mae (F. P.), Manual of Human Embryology, t. 1, p. 398 ei suiv., 1910.
(2) Gaurr (E.), Die Entwickelung des kopfskelets ; ên HerrwiG (0.), Handbuch Entwickelungsthere der Wirbeltiere, Ba 3, p. 816 et suiv., 1906.
on peut, dans la masse indivise qui forme le crâne cartilagineux, distinguer trois régions : une région occipitale, une région orbitotemporale, une région ethmoïdale.
a) RÉGION occIPITALE. — Dans la région occipitale, le crâne cartilagineux est formé par une lame cartilagineuse dans laquelle se développera, plus tard, la portion basilaire de l’occipital.
Laléralement, cette lame cartilagineuse est en contact avec la capsule auditive cartilagineuse et se continue avec les parties de cartilage où se constitueront plus tard les A A et qui sont perforées d'un orilice destiné au passage du nerf de la XI paire cranienne.
Entre la capsule auditive cartilagineuse, le cartilage basilaire et le cartilage de la région ex-occipitale existe un vaste orifice de contour irrégulier; c’est le trou jugulaire, essentiellement destiné au passage des nerfs du groupe du vague.
Dorsalement, la paroi du chondrocrâne est formée par une mince lame cartilagineuse qui passe comme un pont au-dessus du trou occipital et qui se poursuit en haut et en avant dans la région de la voûte en formant le fec{um posterius où superius des auteurs.
Sur les côtés du crâne règne une lame cartilagineuse qui se fusionne par son bord postérieur avec le bord antérieur du tectum superius. C'est la lame pariétale.
b) RÉGION ORBITO-TEMPORALE. — La région orbito-temporale est formée ventralement par une lame cartilagineuse qui se continue directement, en arrière, avec la plaque basilaire occipitale.
C'est dans cette lame que se développeront, plus tard, le présphénoïde en avant et le basi-sphénoïde en arrière. Dans ce dernier point, le cartilage est fortement déprimé par une fosse hypophysaire déjà bien développée.
Latéralement, le cartilage de la portion basi-sphénoïdale s'étend par un prolongement transversal ou légèrement oblique en haut. C'est l’aile temporale. Chez le Mouton, au stade de 40 millimètres, c'est une lame continue; son ébauche interne ou processus alaris de Hanxover, prolongement direct du cartilage basilaire et son