‹ La croix d'or comedie en deux actes, melee de chantsChapitre 13 sur 34 · CHRISTINE, GUILLAUME, THÉ- RÈSE · texte numérisé non relu

CHRISTINE, GUILLAUME, THÉ- RÈSE

Christine. Comptez donc sur les hommes!

GUILLAUME. Qu'est-ce que je t'avais dit?

des canards , des vraies poules d'eau , encore plus mouillées que les autres.

CHRISTINE , se relevant avec résolution.

C’est égal , je ne perds pas courage, et , si tu es forcé de partir , ce ne sera du moins

S u’après que j’aurai épuisé tout les moyens 'empêcher ton départ. Tentons un effort auprès de l’officier qui doitemmener le détachement quand nous n’obtiendrions

qu’un répit de quelques jours... cela suffira peut-être pour réunir nos ressources , pour nous concerter, pour acheter un homme.

Thérèse. On verrait parmi ses connaissances, scs parens... on tâcherait d'emprunter...

Guillaume. Mais que que tu vas lui dire à c’t’officier ?

THÉRÈSE, puis FRANCIS.

FRANCIS , sortant de sa chambre . Elle est partie... je n’ai pas pu la voir... mais comme sa voix est douce.'., comme ses accens vont au cœur!

THÉRÈSE , revenant. Ah ! vous êtes réveillé... c’est le train qu’on a fait... Je vous disais bien qu’on entendait tout... Je suis fâchée de ça... ça vous aura dérangé.

Francis. Au contraire... Combien vous dois-je?

Thérèse. Ab! mon Dieu! pas grand’ chose. Pain , vin , omelette , fromage et petite chambre... trente six sous en tout...

Mais vous êtes bien pressé?

FRANCIS. Oui... oui... je lesuis... Voilà votre argent.

Thérèse. Bon voyage... monsieur.

FRANCIS. Merci, ma belle enfant... A vous un heureux mariage... au revoir.

(Il s'éloigne vivement.)

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