SCENE XIII
THÉRÈSE, GUILLAUME, puis CHRIS- TINE.
Thérèse. Ali!... eh bien! Guillaume avez-vous obtenu quelque chose?
Guillaume. Oui , oui , nous avons obtenu un délai.
THÉRÈSE , avec joie. Un délai !
Guillaume. Le major m’a dit. enjirésencc de toute la société : Monsieur Guillaume , vous avei une grande demi-heure pour faire vos adieux.
THÉRÈSE. Que (A?
CHRISTINE , touh- triste. Ah ! mon Dieu !
oui , ma pauvre Thérèse , il n’y a plus d’espérance.
THÉRÈSE , pleurant. Suis-je donc malheureuse!.. on me prend mon homme.
GUILLAUME. Allons , la v’ià partie !
CHRISTINE. Mon pauvre frère !
GUILLAUME , allant de l’une à l'autre.
Voyons, Christine, voyons, Thérèse, soyons hommes. . . Je vous promets que je ne serai pas long-tems... je reviendrai grand officier de la légion. . . chevalier de Malte, capitaine ou général... Je m’y engage.
(Tambour au loin.)
CHRISTINE, effrayée. Ah! mon Dieu!., est-ce qu'on viendrait déjà le chercher....
Mon frère , je ne veux pas que tu te fasses tuer.
(EDe le prend dans ses bru.)
THÉRÈSE , de l’autre côte. Ils nous emmèneront tous les trois.
GUILLAUME , combattant son émotion. Elles m’étouffent... elles m'étouffent avec leurs caresses. . . avec ça que j’ai une envie de pleurer qui me fait laire des grimaces affreuses.
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