‹ La croix d'or comedie en deux actes, melee de chantsChapitre 23 sur 34 · SCENE y · texte numérisé non relu

SCENE y

Les Mêmes, THÉRÈSE , GUILLAUME ,

deux valets de ferme qui apportent une table servie.

TOCS.

Air :

Allons , nietlons>nous h table!

Quel ri pas plu» agrcablc !

Ci i Ace h lui , voilà mini s ,

Le» bonnes gens , les vrais amis.

Guillaume. Voilà des alimens auxquels nous allons dire mille choses flatteuses...

( A Thérèse.) Passe le boudin au capitaine.

J’en ai fait cuire une aune et demie...

THÉRÈSE, à Christine . Et toi , verse donc à boire à 31 . Francis.

(Christine verse h boire en tremblant.)

Guillaume. Qu’est-ce que tu as à trembler ?... vlà que tu fais boire la nappe.

FR\.ncis. C’est ma faute.

Christine. Mon, c’est moi qui n’ai pas fait attention.

Guillaume, à Thérèse. Regarde donc comme il la regarde.

THERESE. Je vois bien, bétàt... mais faut pas avoir l’air.

Guillaume. Ab ça! capitaine, sans vous commander , vos affaires de Melun , ça va-t-il un brin ?

Francis. Oui, mes ainis. .. un oncle , mon seul parent , un oncle don» j’avais en quelque sorte repoussé les conseils... et dont je me croyais déshérité, vient, par son testament , de me laisser soixante mille francs.

GUILLAUME. C’est une bonne vengeance... As-tu des onclesqui t’en veulent, nia femme?

THÉnESE. Je n’ai que des tantes.

Guillaume. Eh bien ! Christine , tu ne dis rien de ça ?

Christine. Je prends beaucoup de part au bonheur qui arrive à monsieur Francis.

GUILLAUME. Allonsdonc... (// sa femme.) V’ià le feu qui s’allume,., j’vas souffler dessus . . Et capitaine , maintenant que vous voilà dans l’opulence , faut vous établir... il y a des châteaux à vendre dans les environs.

FRANCIS. Point de châteaux... une bonne ferme que je ferai valoir moi-même.. .J’ai ai déjà une en vue...

GUILLAUME. Et puis , il faut vous marier!...

Francis. Je ne dis pas non... si l’on veut de moi.

GUILLAUME. Si vous épousiez... la fille du préfet...

CURISTINE. Il n’en a pas.

Guillaume. C’est ma foi vrai... la tille* de M. le maire.

CHRISTINE. Elle n’a que sept ans.

GUILLAUME. N’a-t-elle que ça... alors...

la fllle de quelque gros marchand de farine... il y en a de fort jolies... et blanches... elles sont blanches !... ( Mas, à sa femme ) Comme je suis malicieux !

FRANCIS. Mon cher Guillaume , ne te donne pas la peine de me chercher nue femme ; mon choix est fait... et j’ai l'espoir que mademoiselle Christine... que ta sœur l’approuvera.

Christine. Monsieur!...

GUILLAUME. Capitaine... c'est un lion neur... j’espère , petite sœur, qu’en voilà un de mari... un jeune, un riche, un beau., un qui a servi... nous allons être une fa mille toute de militaires.

FRANCIS. Mais, Guillaume, laisse doue parler ta sœur , un seul mot d’elle m’en apprendra pins...

GUILLAUME. Du tout... du tout , ça 1111* regarde. .. En qualité de sou frère aîné, je suis son père. ( H se lève. ) Mon capitaine, je reçois votre demande qui nous flatte infiniment, ma femme et moi.(// sa femme.) Lève-toi donc ! Et je vous réponds : Commandez votre habit de noces, elle est pour dans huit jours.

(Ils se nesoirnl.)

CHRISTINE. Tu te trompes, Guillaume...

Guillaume. On ne peut pas plus tôt que ça...

Christine. Je suis touchée de l'affection de M. le capitaine Francis. . mais ce ma liage... ce mariage est impossible.

toi S , se levant. Impossible 1 ...

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