‹ La croix d'or comedie en deux actes, melee de chantsChapitre 5 sur 34 · THÉRÈSE, FRANCIS · texte numérisé non relu

THÉRÈSE, FRANCIS

THÉRÈSE. Eh bien! monsieur, comment avci-vous trouve votre omelette?

FRANCIS. Bonne... Tort bonne.

THÉRÈSE. C’est le pays aux omelettes... et le vin ?

FRANCIS. Oh ! je ne suis pas difficile.

THÉRÈSE. Alors, vous dcYcx l’avoirtrouexcellcnt, c’est de la récolte à Guillaume.

FRANCIS. Qu’est-ce que c’est que Guillaume ?

THÈSÈSE. C’est le frère de Christine...

la belle Christine.

FRANCIS. Qu’cst-cc que c’est que la belle Christine ?

THÉRÈSB. C’est la sœur... ( S’interrompant .) C’est vrai, vous ne savci pas... ce sont les enfans de l’ancien aubergiste qui ont succédé ù leurs parens et qui tiennent la maison. Moi je suis orpheline, et je dois bientôt me marier avec Guillaume.

FRANCIS , d demi-Toix. Ils parlent tous d’amour, de mariage.. ,

LE MAGASIN TÜÉATBAL.

Thérèse. Elle, Christine, c’est différent... elle ne veut pas entendre parler de mariage... et ce n’est pas faute d'amoureux... tous les garçons du village en sont fous I c’est un si joli brin de fille ; mais elle ne pense qu’à son frère, c’est une amitié comme on en voit peu I

FRANCIS. Combien ai -je encore de chemin à faire d’ici au Fossard?

THÉRÈSE. Las uns disent une lieue et demie, les autres deux petites lieues, mais la vérité est qu’il y en a trois grandes.

FRANCIS. Trois lieues I avec ce que j’ai déjà fait et par le soleil de midi encore.

Thérèse. R eposez-vous ici jusqu’à deux ou trois heures.

Francis. Avez-vous une chambre à me donner?

THÉRÈSE, montrant une petite porte d gauche.'!' là tout ce que nousavons... Dam !

on entend un peu de là tout ce qui se dit, tout ce qui se fait ici ; mais on tâchera de ne pas faire de bruit... de ne pas vous réveiller.

FRANCIS. Va pour la petite chambre.

THÉRÈSE. Bonne nuit; que je suis bête!

bien du plaisir... donnez bien.

FRANCIS. Je ferai mon possible.

Il va dans la chambre.

WBoeaaaBOBaaeaaaaaBBaaaeaoeeeaaaoooeaaaea

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