‹ La croix de Marie opéra comique en trois actes parole de mm. Lockroy et DenneryChapitre 10 sur 60 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

Pourquoi?

Il me semble que tu as élevé la voix.

jean, cherchant à se contenir, et avec un dépit ipii va croissant.

Moi?... tu le trompes; je no trouve rien IA que de très-naturel. Il est tout simple quo tu aies distingué... que l'un de ceux que j’ai laissés au village ait pu te plaire... je ne sais lequel, par exemple t non pas que jo ne leur rende justice à tous, mais ils sont gauches, sois, laids, maussades, brutaux... lu auras fait làdedans un excellent choix, je n’en doute pas.

marie, avec hésitation.

F.t s'il ne s'agissait d’aucun de ceux-là?

JEAN

Comment?

MARIE

Si... celui dont je parle ne leur ressemblait ni par l’habit, ni par les manières.

jean, à part, avec une joie qu’il contient à peine.

Grand Dieu! je n'ose croire...

MARIE

Si, loin d’ôlre resté au village, il n'était dans le pays quo depuis peu de temps?

JEAN

Que dis-tu?

MARIE

Rien, rien...

JEAN

Mais parle... parle donc à présent... c’est que c’est bien différent comme ça...

Tu crois?

JEAN

Comme ça je comprends, j’approuve, je partage... c’est tout autre chose.

MARIE

Vrai?

JEAN

Ça ne se rcssemblo plus.

MASIE.

Et tu ne me blâmes pas d’avojr osé...

JEAN

Me lo dire, à moi?

MARIE

D’avoir caché à mon père...

JEAN

Quoi? Ce que peut-être jusqu’ici lu ne l’avouais posa toimême?

MARIE

C’est cela ! je ne mo l’avouais pas.

JEAN

Sait-on comment l’amour nous vient, et à quel moment?

MARIE

On n’en sait rien... Ohl comme tu me comprends, cl que j’ai bien (ait de m’expliquer 1

jean-

Si je te comprends !

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