‹ La croix de Marie opéra comique en trois actes parole de mm. Lockroy et DenneryChapitre 24 sur 60 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

LE CHEVALIFR, LE BAILLY, KÉllOUAN, JEAN, MAUIK, Paysans, Faisantes, jeums Filles.

FINALE

La musique du cortège, qui (Tabi/rd s'est fait entendre ou loin, se rapproche sensiblement. Le cortège débouche par le chemin du village et a file lentement en se dirigeant vers Ut ruines. Il se compose de paysans bretons, hommes et femmes, vêtus du costume de leurs d«vers contons, et / mrtant les'banmeres de Uurs paroisses. Apres cellesci vient la bannière de Kermo, soigneusement ornée et escortée par les gens du village. A la fin du cortège, et taarthual deux d deux, s'avancent les jeunes files qui douent passer la nu il dans la chapelle. t. Iles sont uniformément vélums et eunluj p es de leurs longues coiffes. Le BùiUy et quelques notable* ferment cette marche processionnelle dans laquelle tout U monde est silencieux , et qu accompagnent les muselles du village,

ls chks aliku, pendant que 1rs jeunes fille* défilent, üteichunl a reconnaître Marie parmi elles.

Lite y est encore.

marie, s'arrêtant au moment où elle passe devant son père. Mon père ., vous ne ni'embmss-z pas?

kAnoian.

De (oui mon rœur, mon oufanit... mol* va, va bien vite. (Marie rejoint se* compagne» qui sont déjà dan» l'ancienne encrinle de la chapelle T</ui le monde s'agenouille pendant quelques seconde», puis, sur un signe du B ‘il y, le coriége te retire de droite et de (jouche, comme il est entre et en sibnee.) le chevelue, au Bailly, pendant que la foule s’écoule lentement.

Dites* moi, badly, après avoir posé la nuit là dans cette chapelle, elles entrent demain en retraite au couveui?

LE BAILLI

Oui, monseigneur.

LE CHEV «LIER

El elles y restent neuT jours enfermées, en prières, sans communication avec le dehors ?

le sailli. x

Oui, monseigneur.

LE CHEVALIER

Kt on peut les y Toir entrer» do façon à s’assurer par soimême...

LE BULLT.

Oui, monseigneur, mais ça n’a rien de curieux.

LE CIIEVlLIF.lt.

Jp vous demande pardon... i:V*l trè«-nirieox pour moi. J y serai demain malin. {/t sort -—le* foule s est icn-lée. /.es jeunes fil'es sont re*ièr» à genoux. Elles se lèvent an moment où la scène reste et de. l\euf heure * sonnent h la duché du village . Elles se groupent dan* les ruines. Ixt nuit devient obscure.)

marie, mile, sur favant-scène.

J’ai peur... Ma mère, votre cœur était plus tranquille lorsqu’agenouillée dans ces ruines, tous avez, dit-on, reçu ce divin baiser dont nous ne sommes plus dignes aujourd'hui et qui tous a donné le pouvoir de me secourir, si jamais un danger me menaçait... Los voilà qui peu à peu s'endorment de ce sommeil mystérieux, profond, dont parle la légende... et je pourrai revenir avant qu’aucune d'elles... Ce sommeil... mon Dieu, je sens moi-môme... oh! je neveux pas dormir... il va m'attendre... et je dois... je ne veux pas dormir... je ne le veux pas! ( Elle tombe endormie sur le banc de pierre qui est placé au pied de ta crotx, au premier plan à gauche. Au même instant, et du fond , prés des ruines, te dresse Vombre de sa mère. Elle avance lentement , fixe un instant son regard sur Marie, puis s’approche d'elle et rembrasse doucement sur le front. Au mime instant, une étoile brille sur le front de Marie, et un chœur céleste te fait entendre. )

CHOEUR

Elut du ciel,

Ouatons l’hymne éternel.

Le Très-Haut parmi tou* le* écueils non* conduit.

Set clartés guident noa pas tremblant! dans la nuit.

Gloire h Dieu Dana le aaint lient

[Après It baiser donné, ta mers de Marie gravit lentement les degrés de la chapelle, #1 disparaît dans les ruines. 'Les chants paraissent se perdre dans les airs.)

marie, s’éveillant.

Mon Dieu! c’est étrange!... il m’a semblé que ma mère était la... elle se penchait vers moi. J’ai été saisio par ce sommeil surnaturel... ei il est parti, peut-être!.., (£n ce moment, une voix se fait entendre, c’est celle du Marquis. )

BÀRCAROLLE.

La rive ti belle A voilé «h frais contour*

Sans brait ma nacelle Va fuir pour toujours.

O nuit! j'ai de ton aile Cherché le seeouri.

Sois-moi fidèle!

O nuit! cnche bien met amour* ! marie, pendant cette barcaralle.

C’est sa voix! c’est lui... il m’appelle!... elles dorment... Mon Dieu ! mon Dieu ! avant qu’elles no s’éveillent, donnez-moi le temps de revenir! ( Elle regarde autour d’elle, h’ assure que personne ne. peut la voir, puis s'éloigne rapidement du côté par où la voix s' est fait entendre La lotte tombe.)

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