‹ La croix de Marie opéra comique en trois actes parole de mm. Lockroy et DenneryChapitre 31 sur 60 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

MARIE, LF. MARQUIS.

Ll marquis, qui s'est approché d'elle, el inconsidérée quelques instants en silence.

Marie!

karik, courant d lui avec un motnwienf de joie.

LR MARQUIS.

Marie !... c’est vous qui pleurez près de moi I...

MARIS

Non... oh! je ne pleure pas. Vous le voyez, je suis venue, car on m’a fait trembler pour votre liberté. Pourquoi Aire rentré en France quand la mer vou9 était ouverte, quand vous pouviez si aisément échapper au danger?

LB MARQUIS

Au moment où les rochers de Kermo s’effaçaient à l'horizon, n’êtes-vous pas tombée inanimée dans cette barque qui nous emportait tous deux t Pouvais-je rti'etoigner quand je frémissais de vous perdre?

MARIE

Mais, du moins, êtes-vous en sûreté dans cetto maison?

LB MARQUIS

Je m’y trouverai heureux puisque jo pourrai vous y voir quelquefois... toujours, peut-être.

MARIS

Toujours?... mais je ne saurais y rester ? y rester à quel titre? auprès de qui ? je ne connais pas les personnes qui l’habitent.

' LB MARQUIS

Ici, Marie*... ici, vous ôtes... chez moi.

Chez vous?

Oui.

marie, reculant avec effroi.

li marquis.

maris.

Chez vous ?... Ce proscrit que je consentais h suivre dans Teiil était donc riche ?

Oui.

El... noble, peut-être?

Oui.

L6 MARQUIS

MARIE

LI MARQUIS

mari!, près de la table à droite.

Noble?... riche ?... Ah ! quo vous tue rendez tremblante et co mbien à présent...

U CHIVALrKR.

Que faites-vous?

MARtV.

f Rien : je détache de mon col cette croix de ma mère que je n’ose plut garder. [Bile la pose sur la table.) C’est un mari que j ai cru suivre, et ce n’est peut-être pas votre femme que vous avez emmenée.

Mario!

Ob! répondez!

peut-être pas votre femme que vous

LB MARQUIS

MARIE

LB MARQUIS

Oui, jo vous ai caché qui j’étais : oui, j'ai eu l'orgueil d’êlre atnio pour moi-même. Mais ce rang que le yort m’a fait, ces biens qu’il m’a donnés, avenir, grandeur, richesses, je mets tout a vos pieds. #

MARIE

Quo dites- vous?

L! MARQUIS

Tous cos biens en échange de votre amour ! Ah 1 si lo hasard vous les eût accordés et qu'il m’eut jeté sur votre rouie.pauvre, obscur, ignoré, vos regards à vous se seraient donc détournés de celui... qui vous eût aimée alors comme il vous aime aiijourd hui V Eh bien, je me suis dit loin bas avec bonheur : ce quelle eût fait pour moi, je le ferai pour elle. File m’a aimé pauvre, elle me retrouvera riche. Ces voluptés du luxe, ces enivrements des plaisirs, ello les connaîtra un jour, tout à coup, comme un présent do ma tendresse, comme une surprise, comme un rêve.

MARIE

Ohf ne m’éveillez pas!... Mon Dieul mon Dieul que vos paroles me font de bien I

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