ROMANCE
Doux fant&m«,
D* tfon chaume
J« U vis s’enfuir, regret mortel I Son aoorira Semblait dire :
Ton regard m’eiile an ciel !
El moi, par elle oublié,
En tremblant je m'écriai,
Hélas ! tremblant je m’écriai :
Doux fantôme.
Que mon chaume
Va perdre à jamais, ange immortel!
Tan sourire Semble dire :
Adieu ! je fuis au ciel!
Ah ! je l'implore;
Attends encore!
Esprit céleste.
Près de moi reste!
Toi que j’atteste,
Esprit célesle,
Peux-tu quitter sans peine et pour jamais, Le coin de terre où tn m’ai mais T Dttrxitue cooput.
Vers les sphères Où tes frères
Ont bdti, joyeux, leurs palais d’or.
Bon génie,
One je prie.
Ah! pourquoi prends. tu l’essor?
Pourquoi laisser dan* mon cour Les regrets et la douleur ?
Hélas 1 pitié pour ma douleur.
Vers les sphères Où tes frères
Ont bùli, joyeux, leurs palais d'or,
Bon génie,
Que je prie.
Pourquoi preods-tu l’essor?
Val leur empire Que l’on admire,
Et le ciel même.
Ce bien suprême.
Ce bien suprême,
Oui, le ciel même,
Rien ne vaudra jamais, oh! non, jamais Le coin de terre où tu m’aimais.
MARIE, à part.
Ah! qu’ai-je fait î
LB MARQUIS
Oui: elle m’aimait, n'est-ce pas? celle qui se glissait dans ma cabane pour y cacher sa prière comme un secret que Dieu seul devait entendre?
MARIS
Monsieur...
LB MARQUIS
Elle m’aime, car, depuis lors, si elle a craint de reparaître à mes yeux, sa pensée ne s’est pas séparée de moi.. . son cœur n’a cessé de battre h mon souvenir.
MARIE
0 mon Dieu î comment le savez-vous?
LB MARQUIS
Marie !
MARIE
Écoutez... on m’appelle! partez!... partez!...
LB MARQUIS
Encore un mot...
Éloignez-vous.
Un seul!
MARIK
LB MARQUIS
MARIE
Eh ! quo puis-je vous dire que vous no sachiez à présent ? jean, du dehors.
Marie!... Marie!.
LB MARQUIS
Un mot qui me laisse l'espérance de vous revoir ici , avant la nuit, dans une heuro.
MARIS
Ne me le demandez pas!
LB MARQUIS
J’y serai.
MARIK
Eloignez-vous!
LB MARQUIS
Je vous attendrai.
MARIR.
Oui, mais partez, parlez; on vient vous, dis-je.
lr marquis, t’éloignant.
J'obéis... oh! j’obéis!.. .(Il sort.)
MARIE
Ah ! comment cet amour m’est-il venu? comment s’cst-il emparé do moi?