LE MARQUIS, MARIE
LE marquis, apercevant Marie qui accourt. 1 C’est elle<C... Marie, vous ne m’avez pas oublié?
MARIE
Oh ! un mot!... rien qu’iin !... voici l’heuro delà cérémonie... mon père m’attend.
de marquis.
Votre père ?. . . ah ! que ne m’est-il permis de me jeter b ses pieds et de lui dire : Si elle m’aime de celle affection pioi’onde qui fait oublier toutes le3 autres, de cet amour que le bonheur nile malheur n’altèro, qu’aucun sacrifice n’étonne, oh ! donnez-
la-moil. . .
marie, avec la plus grande joie.
Mais dites-le-lui, vous le pouvez .
le marquis.
Qu’entends-je?
MARIE
Oui : ce langage, mon père est prêt à l’entendre. . . il sait tout.
Marie !
LE MARQUIS
MARIE
Et voilà pourquoi j’ai osé venir, voilà pourquoi je vous écoute sans trouble, sans rougir, à présent. J’ai tout dit, je n’ai plus rien là qui m’oppresse.. . je suis heureuse.
le chevalier, rentrant à pas de loup et se glissant derrière la croix.
Une paysanne I...
LE MARQUIS
Votre père consentirait. . . Ah ! vous ne savez pas tout ce que vos paroles ont porté de joie et de regrets dans mon cœur.
MARIE
De regrets 1
LE MARQUIS
Si ce bonheur n’était point fait pour moi... s’il me fallait tous quitter, Marie ?
MARIE
Me quitter !
Aujourd’hui.
MARIE
Pour toujours?
LE MARQUIS
Pour longtemps peut-être î
MARIE
Ah ! mon cœur l’avait deviné: vous êtes proscrit!
le chevalier, caché, à part.
Que diable lui a-t-il conté?
LE MARQUIS
Cette nuit, dans quelques heures, quand la mer viendra battre les hautes falaises de Kermo, une barque m’attendra là-bas, entre les écueils.
MARIE
Mais la côte est gardée !
LE MARQUIS
Ne peut-on descendre sur les récifs par les rochers qui les dominent?
MARIE
Oui, quand on conraît le sentier: mais dans l’obscurité... mais vous... Ah! il est quelqu’un qui peut vous guider... c’est mon ami d’enfance, c’est mon frère... il vous conduira.