ACTE II, SCENE IX
ENSEMBLE
MARIE
Ce gage précieux qu’une mère en mourant,
Après l’avoir béni, léguait à son enfant,
Faut-il, peine amère,
Qu’il soit mon châtiment !
Ce gage précieux pour le cœur d’un enfant,
Ton coeur a pu l’offrir à ton amant !
LE MARQUIS
Destin fatal! ici, comment La protéger en ce moment.
Et la soustraire A ce tourment?
A Jean.
Quels sont vos droits, vous dont la voix l’accuse ? En avez- vous?
marié, vivement.
Il ne sait pas qu’hélas 1 ma seule excuse C'est d’ôtre ici chez mon époux.
J baie, parlé.
Lui ! son époux !
Ah ! s’il est vrai qu’à ce titre il aspire.
Ma plainte expire.
Mais auj ourd'hui Tout m’est ravi !
( Après t’être tristement approché de Marie.) Dans la chaumière,
Jadis si chère,
Ou près de vous j’aimais à m’asseoir.
Mon âme émue A votre vue
Brûlait d’un autre espoir!...
Et d’un mot, peine extrême 1 Rêve heureux, je t’ai vu fuir.
C’est lui qu’elle aime!
Je n’ai plus qu’à mourir!
ENSEMBLE
MARIE
Sort fatal ! quoi ! j'aurais de scsjours J’aurais flétri le cours! *
Mon borvîisur sur la terre
Doit-il faire A jamais
Le malheur de tous ceux que j’aimais !
JEAN
Adieu donc, heureux jours 1 Doux espoir, adieu pour toujours 1 Du sort je dois subir la colère.
A jamais
J’ai perdu l'ange que j’adorais.
LE MARQUIS
J’ai banni de ses jours Le repos pour toujours.
O sort! pour moi garde ta colère A jamais.
Et pour elle adoucis tes arrête 1 (A Jean.)
De vos regrets, de vos douleurs,
Épargnez-nous la plainte amère,
J’ai tu couler assez de pleurs.
jean, au Marquis, avec résolution.
Elle a compté sur votre amour 1 :
De son honneur dépositaire,
Vous en devras répondre un jour.
le marquis.
J’en répondrai, mais à son père.
JEAN
S’il paraissait, que feriez-voosî
Il fait un mouvement vert le fond.
MARIE
Grand Dieu! mon père...
jean, indiquant le fond.
Est là t
marie, avec désespoir.
Près de nous !