ACTE III, SCENE IX
Mais le doute est trop pour moi :
Il me dévore...
Ah ! mieux vaut la mort, je eroi.
Ami, ma voix t’implore:
Ah 1 réponds, réponds-moi.
D’un long martyre délivre-mei.
Je le vois trop ; ici ton cœur Voudrait me taire encor mon malheur ;
Mais non: tu parleras!...
Quoi I ma prière est vaine, hélas !
Toi, que ma vieille amitié Mieux qu'un Dis aima peut-être,
Au vieillard qui t’a vu naître Un mot, un mot, par pitié !
jean, à part.
Parler... ah I je le devrais peut-être:
Mais non : non, je serais sans pitié.
kérouan, avec menace.
Sans honte
Tu vois mes pleurs mouiller tes pieds I
Mais compte ,
Qu’ils seront expiés.
Va!... j'ai su lire dans ton âme.
Tu peux taire ton secret ;
Mais ton silence le proclame,
D'une infime C’est l’arrêt.
Oui, là-bas,
Quand ton bras Défendait une femme flétrie.
C’était Marie 1
JEAN
Marie, ô ciel!... ah! Marie est un ange Dont jamais n’approcha le sonp(on.
Donnez-Ia-moi : j’offre en échange «fit mon sang et ma vie, et mon cœur et mon nom.
KÊROUAN.
Ta femme !... Marie !
Mon Dieu 1 lorsque je t’accusai.
Ma fille chérie.
J’étais donc abusé ?
JEAN
Je l’aime et du plus saint amour Elle est encor digne en ce jour.
ENSEMBLE
jean , à part.
Pourquoi trembler encore?
Dieu, de celle que j’adore Veut par moi consoler la douleur.
Pourquoi lcp|pbler encore ?
De celle que j’adore Dieu me rend }e défenseur.
kérodaç.
Non, non : pour moi plus de douleur.
O mon enfant ! sois encor mon bonheur.
Vous consentez? ' <
RÈROÜAN.
Oui, je serai fon père ;
Ce trésor, mon seul bien, tu l’aqras.
Et cette enfant è mon amour si chère.
Je la remettrai dans tes bras.