ACTE III, SCENE XII
• JEAN
Vous n’êles plus k lui, votre vio m’appartient... vous ôtes ma femme.
habib, s'arrachant (Tauprês de lui .
Oh ! ne dites pas cela! ne le dites pas!...
jean, tristement.
Ah! vous ne sauriez m’aimer, peut-être.
No pas vous aimer ?... mais ma vie tout entière ne suftirait pas à vous prouver mon dévouement, ma recohnaissatice. Ne pas vous aimer, vous dont j’ai brisé le cœur, vous qui l’avez pardonné... oublié? vous qui voulez me donner, en échange d’une existence flétrie, votre nom si pur, votre honneur si cher ! ne pas vous aimer ! mais c’est parce que je vous aime, Jean, que je ne veux pas de la honte pour vous et du remords pour moi.
jean.
Au nom du ciel!...
MARIE
Non : vous ne rougirez de votre femme devant personne, et dans ce moment même on m’accuse au couvent, mon père me cherche, je suis perdue aux yeux de tous... Vous voyez bien que je ne peux ni accepter ce que vous voulez faire pour moi... ni l’oublier jamais!... (Se jetant dans ses bras.) Oh! non, jamais.
JEAN
Ah! vous tne désespérez!
scxats xxx.
Les Mêmes, LE CHEVALIER, puis KÉROUAN, Hommes et Femmes du village.
le chevalier, entrant dans la plus grande agitation.
Où est le marquis?... où est ce jeune homme?
jean, à Marie.
Éloignëz-vous !...
le chevalier.
Je demande quelqu’un... un médecin... n’importe tjüh.. je veux qu’on me traite, qu’on m'explique... elle est au côuvent! (Allant à Jean, qui se place immédiatement devant Marie.) Elle y est... elle était restée... doii : elle est rentrée... non : elle est sortie .. devant moi... toüt à l’heure... j’étais présent. Sortie du monastère avec les autres !
j Kan.
Qui donc ?
le chevauer.
Toujours la môme : la fille du ftêcheur, la petit# qui s’était
enfuie d’ici. 3e l’ai vue à Vannes... je viens de la voir au couvent.
marie, avançant.
Que dit-il?
, le chevalier, la reconnaissant.
Ah !... je la vois partout. (Il reste immobile de surprise.)
jean , après un silence.
Mais... que signifie...
le chevalier, stupéfait.
Je l’ai vue à Vannes.. . je la vois là-bas.. . je la vois ici. . . j’y vois trop... j’y vois triple!... c’est comme si je n’y voyais pas... je vais retrouver ma femme. (Il sort par le côté gauche. )
FINALE
(Tout le dialogue suivant se dit sur la musique.)
marie, qui a remonté la scène.
Jean!... oh! regarde doue là-bas... regarde... (Elle vient ainsi que Jean se cacher derrière l'arbre qui est à droite.)
(En ce moment et sur la musique de la marche que l'on a entendue au premier acte, quelques villageois descendent par les rochers à distance les uns des autres et par groupes. Ils regagnent leurs demeures, quelques^ms donnant le bras à leur filles qui reviennent du couvent, leur livre de prières à la main et enveloppées de leurs voiles. Kérouan parait le visage calme et accompagnant, lui aussi, une jeune fille. Il semble lui parler avec bonheur.)
JBAN.
Ton père... et à son bras... ( Kérouan , avec la jeune fille qui l'accompagne, descend en scène. Il est suivi de quelques amis ou voitins. Il s'arrête un instant au seuil de sa maison.)
KÉROUAN
Marie! ma chère enfant 1 me voilà : je te suis.
(Il lève le voile de la jeune fille et l’embrasse au front. Les traits de celle-ci sont exactement les mêmes que ceux de Marie. Elle entre dans la maison. Kérouan la suit des yeux avec bonheur, puis , après avoir échangé une poignée de main avec ses voisins, il rentre luiméme. Ces derniers s’éloignent.)
marie, qui s'était cachée derrière l’arbre, reparaissant et fixait ses regards sur la porte.
Chez lui !... il y rentre heureux. . . paisible. . . oh ! c’est bien mon père. . . c T est bien toi, Jean!
JEAN
Je respire à peine.
MARIE
Paisible!. . . heureux!. . . mais quelle est cette jeune fille?...