‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 10 sur 279 · VII. — ADRIA (roïaühe lombard- vékitien · texte numérisé non relu

VII. — ADRIA (roïaühe lombard- vékitien

En 1849, Bernard-Antonin Sqoarcika, évêque d'Adria, écrivait au Pape : « Si vous me demandez, Très-Saint Père, ce que le clergé et le peuple de ce diocèse pensent de l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, je dirai que de tant de milliers de fidèles confiés à mes soins, il n’en est peut-être pas un seul qui tienne le sentiment contraire à celte pieuse croyance : bien plus, si quelqu’un avait la témérité d’émettre le moindre doute a cet égard, il serait regardé par tous, sinon comme hérétique, du moins comme blasphémateur.» Cependant, tout en professant la même croyance, ce prélat ne pensait pas qu’une détinition dogmatique fût opportune; il suffisait, selon lui, que le Saint-Père prescrivit, pour toutes les églises du monde, la récitation du nouvel office de l’immaculée Conception, et l’addition du mot Immaculala au mot Conceptione dans la préface de la Messe. Mais il déclarait aussitôt qu’il recevrait avec respect ce qui aurait été défini par le Saint-Siège, et qu’il défendrait courageusement cette définition contre quiconque aurait la témérité de soulever des difficultés sur ce point, ou tenterait, il cette occasion, d’attaquer l’autorité de l’Église (2|.

(1) Apud Àdclaide, anno 1843, die 6 decembris : Panent, etc., vol. II, pag.

(2) Cœtcrum, quod definitum fuerit ab bac Sancla Apoalolica Scde reverenlcr rccipiam, virihterque defendam contra quoscumque qui temero ausi fuerint, mit de hic re quatsliones niovere, aut novia lus gratis aucloritatcm Ecclcsiœ libefactare tentaverint. RAodiju, dit 1 julii 184 > : Pareri, etc., vol. 1, pag. 364.

VIH. — AGEN (fhance).

M. Dë Vesins, évêque d’Agen: «Très-Saint-Père, votre paternelle voix est parvenue jusqu’à nous par votre Encyclique du 2 février (1849). En apprenant vos saintes pensées pour la gloire de la Bienheureuse Vierge Marie, mon cœur a tressailli. Je me suis empressé d’ordonner dans mon diocèse les prières que Votre Sainteté a daigné réclamer. Les pasteurs et le troupeau de l'église d’Agen ne feront qu’un pour obtenir du Père des lumières que le jugement solennel que vous prononcerez soit la véritable expressiou de la volonté de Dieu. Ce sera une grande joie pour nous d’apprendre que l'immaculée Conception de Marie a été définie comme doctrine de l’Église catholique. Mon clergé, le peuple confié à mes soins et leur premier pasteur désirent avec la même ardeur la décision dogmatique qui intéresse à un si haut point les vrais serviteurs de Marie. Nous voulons tous mériter ce litre, j'ose l’afiirmer, et je dépose comme témoignage aux pieds de Votre Sainteté la satisfaction que nous avons éprouvée, lorsqu’à ma prière Sa Sainteté Grégoire XVl a daigné m’autoriser, par un bref du 29 juillet 1842, à invoquer Marie comme Vieryc conçue sam \téché.

« Le culte de la Mère de Dieu est vraiment en honneur dans le diocèse. Deux sanctuaires, qui lui sont spécialement consacrés, attirent un grand concours de fidèles. Je crois pouvoir dire que la dévotion envers la très-sainte Vierge est solidement établie parmi mes diocésains. Je me plais à l’annoncer à Votre Sainteté, parce que son noble cœur en sera consolé, et Dieu sait si nous avons le désir d'adoucir les amertumes dont il est abreuvé et que nous sentons si vivement. Nous adressons tous les jours au ciel nos vœux et nos prières pour votre retour en vos États. Marie, notre avocate, notre mère, rendra cette prière efficace, nous ne cessons de l’en supplier (I). »

(1) Agen, le 41 avril 1849 : Pareri, etc., vol. I. pag. 78.

Déjà, en 1845, l’cvêque d’Agen avait souscrit la lettre par laquelle plusieurs évêques de France exprimaient le vœu que le sentiment qui professait l’immaculée Conception de la très-sainte Mère de Dieu fût défini par le Saint-Siège comme dogme de foi (1).

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