‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 123 sur 279 · CLXVIII. — CHIETI (royaime de naples · texte numérisé non relu

CLXVIII. — CHIETI (royaime de naples

Josué-Marie du Très-Saint Itédempteur, Archevêque de Chicti, les Évêques de Valve et de Penne, étant réunis, en 1849, pour le sacre de Jacques de Vicentus, Archevêque élu de Lanciano, écrivirent au Saint-Père une lettre collective à l’occasion de l'Encyclique du 2 février de la même année.

(I) Si Samlissimje Virginia ïmmnculala C.onceptio, tnnquani ilogmi li'lei, a Veslra Sanrlitalc vt*l ai' alio Vcslro sin ccssorc tlcOniatur, duni forte adiiuc e vivis non excani, maxima ctuit cxullalionc atrjue lolo corde recipiam. cunclisque meis viribus sonner ciefendam. In Cirilale S. Chritlophori f.aicnias, Idibus julii 1852: Paiieri, etc., vol. IX, opp. 1, pag. 17.

(2} Voyez IIai.timore.

Ces Prélats demandaient très-instamment que le Pontife des Pontifes délinitque la Vierge Marie, notre mère bien-aimante, a été Immaculée même dès le premier instant de sa Conception (1).

Nous retrouvons leurs sentiments développés dans la savante lettre que l’Archevêque de Chieti adressa au Pape, le 5 mai de la même année, tant en son nom qu’au nom de l' Archevêque de Lanciano et des deux Évêques qu’on vient de nommer. On établit dans cette lettre la croyance générale et constante de l'Église touchant l’immaculée Conception de la Vierge Marie, par les écrits des saints Pères et des Docteurs de tous les temps, par les décrets des Conciles et l’enseignement des universités, par les constitutions et les actes des 1 apes, par les pratiques liturgiques et pieuses du peuple chrétien, par les sentiments et les vœux presque unanimes des Evêques, des prêtres, des religieux et des simples fidèles; sentiments qui, ayant été approuvés, favorisés et encouragés par la Sainte Église Romaine, la Mère et la Maîtresse de leurs les Églises, ne peuvent être que l’expression d'une vérité divine, d’un dogme révélé de Dieu (2).

Dans une troisième lettre de l’an 1850, l’Archevêque de Chieti renouvela sa demande, désirant que, conformément au vœu de toute l’Eglise, l’immaculée Conception de la Vierge fût définie par un oracle du Pasteur Suprême, du Successeur de Pierre, du Vicaire de Jésus-Christ (3). J

Déjà, en 1848, ce Prélat avait exprimé le désir que Sa Sainteté se rendit aux suffrages des siècles, aux prières des Pasteurs et de tout le troupeau de Jésus-Christ, aux vœux des Rois, des Docteurs et des Saints, en décrétant par un jugement dogmatique, comme article de foi, que la Vierge Marie a été préservée, en vue des mérites de Jésus-Christ, de tonte

(t) Dalum Thcalr, die 18 martii 1819 : Puni, etc., vol. I, p.g. 3|.

(2) Votum pro dogmalica dcfiniiione super Immaculata B. M. V. Concepliono Parchi. etc. , vol. VII. «pp., c. 1

P) Thcalœ, die 29jaiuurii 1850: Paîtrai, vol. I. pag. 241.

tache originelle, dès le premier instant de sa création (1).

On voit que l’Archevêque de Chicti croyait qu’un décret solennel, qu’un oracle du Pasteur suprême, du Souverain Pontife, suffisait pour définir l’immaculée Conception de Marie et en faire un article de foi. Il reconnaissait, comme lousou presque tous les Évêques catholiques le reconnaissent, que la Chaire de Pierre, sur laquelle est assis le Pontife Romain, ne peut ni tromper ni se tromper en matière de dogme: Fallere fallique uesciu Pétri cathedra (2).

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