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vement de piété qui jusqu’ici se manifeste constamment partout, mais encore en vertu d’un oracle du Pasteur suprême, honorer, d’une foi qui exclut tout doute, la Mère de Dieu comme conçue sans la tache du péché originel, et bénir Jésus son Fils, le Rédempteur du monde, quia voulu que tout bien nous arrive par Marie (1). »
Ce Prélat rappelait qu’en 1848 il avait demandé au Saint- Siège la faculté d’ajouter le mot lmmactdata au mot Couce ptioue de la Préface de la Messe, et que sa lettre commençait ainsi : « La pieuse croyance par laquelle je crois avec le clergé et le peuple du diocèse des Cinq-Eglises que la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, a été conçue sans la tache du péché originel, etc. (2) » Transféré au Siège archiépiscopal de Gran le 28 septembre 1849, et décoré de la pourpre romaine le 7 mars 1853, l’Éminent Cardinal écrivit de nouveau au Saint-Père, le 10 novembre 1854, pour lui exposer d’une manière générale les sentiments des autres Évêques de la Hongrie, en transmettant à Sa Sainteté les déclarations de treize d’entre eux, qui lui avaient été adressées. Il terminait sa lettre par ces mots : « Parlez, Père saint ; nous recevrons comme étant vraiment la parole de Dieu tout oracle de votre bouche (3). »
CLXXIll. — CITTA-DI-CASTELLO (états pontificaux).
L'Archevêque- Évêque de Cilla -di-Caslello répondit le 15 septembre 1849 à l’Encyclique du 2 février de la même année. 11 exprimait d’abord le voeu que l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie fût délinie par le Souverain Pontife. «Certainement, disait-il, il ne pourrait rien arriver de plus agréable et de plus désirable pour moi et pour mon diocèse que la définition Apostolique du Saint- Siège qui sanctionnerait, par l’autorité, ce que I on professe
(1) Quinquc Ecdcsiis, die 19 aprilis 1849 : Parmi, etc., vol. I. pag. 111.
(2) /Ml.
(3) Rome, die 10 novembria 18b0.
par dévotion.» Après avoir ensuite rappelé sommairement les preuves tirées de l’Ecriture sainte, de l'enseignement des saints Pères, des décrets des Conciles, des constitutions et des .Actes du Siège Apostolique, de la Liturgie des Eglises de l'Orient et de I Occident, et de la croyance générale des fidèles, il ajoutait : « Il ne reste donc plus qu’une chose à désirer, c’est que le suprême Modérateur, le Maître et le Docteur de l’Église Romaine, déclare et décrète, surtout si les Evêques dispersés dans I Eglise universelle sont adhérents, que le culte de la Mère de Dieu, exemple de toute tache du péché originel par l'effet d’une grâce particulière, prévenante et efficace, est conforme à la parole de Dieu ; de sorte qu’à l’avenir personne n’ait la témérité d’affirmer ou de proposer rien de contraire il). »
Quelque temps après, le meme Prélat a souscrit la Lettre par laquelle plusieurs Archevêques et Evêques, réunis b Spolète. priaient Sa Sainteté de décréter l’immaculée Conception de la Mère de Dieu (2).