CLXXXIV. — COCHINCHINE ORIENTALE
François-Maric-Henri-Agathon Pellerin, Evêque de Biblo
(1) Dalum Cocbabambœ, VI Idus maii 1N50 : Pareri, etc., vol III, pag. 148.
(2) Datum in Concinchina, die 1* octobrif* 1850 : Pareri, etc., vol. III. pag. 326.
tu partibus, coadjuteur du Vicaire Apostolique de la Cochinchine orientale, s’exprimait ainsi dans sa lettre au Pape, du 2 janvier 1 8 ~i i : « Très-saint Père, ce n’est que tout récemment que j'ai reçu votre Encyclique du 2 février 1849. Je l’ai lue avec la plus grande joie et avec la plus grande satisfaction. J'avais déjà adhéré de tout mon cœur au désir des autres Évêques, qui priaient Votre Sainteté de vouloir bien décréter, par un jugement solennel, que la Bienheureuse Vierge Marie a été conçue sans la tache originelle. Dans ces régions continuellement agitées par la tribulation, toute notre espérance est dans notre très-sainte Mère, de laquelle nous attendons le salut. Avec quel bonheur et quel transport les Pasteurs et les ouailles apprendront qu’il n'y aura plus de doute possible pour personne, touchant l’immaculée Conception de notre Mère bien-aimée, prérogative dont déjà ils ne doutent aucunement (1) » !
Le même Prélat souscrivit, en 1847, la lettre par laquelle Son Excellence le Cardinal DuPont, M. d'Astros, Archevêque de Toulouse, M. Bonnet, Archevêque de Bordeaux, et plusieurs autres Prélats, priaient le Saint-Père de déclarer et de définir, par son autorité infaillible, que la doctrine de l’immaculée Conception de la Sainte Vierge est contenue dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la Tradition (2).
Déjà, en 1845. Étienne-Théodore Cuesot, Évêque de Métellopolis in partibus, et Vicaire Apostolique de la Cochinchine orientale, avait fait la même demande au Pape Grégoire XVI, en souscrivant avec plusieurs antres Évêques la lettre même qui a été depuis souscrite par son coadjuteur.
(I) Concinchina Septentrion. di, die 2 jmuarii 1851 : Pabebi, etc., vol. IX, pag. 344.
(.') Voyez Bourges.